Chroniques du quotidien

J'ai cherché la super lune hier soir, nada.
Le ciel couvert n'a pas voulu me la montrer.

Hier aussi, pour la première fois on m'a dit une chose. Ce n'est pas la révélation du siècle, mais c'est la première fois qu'on me le dit ainsi.
L'excès. L'excès de vie. J'ai juste dit que j'avais sept enfants ! Excessive ! Wahou.

Ok. C'est vrai. (Dans un sens bien sûr.)
Il n'y a pas a pas à revenir sur ces 7 merveilleux enfants.

Mais oui, ça fait partie de ce processus de remplir le vide.
Vous savez, je l'ai en mon centre, ce vide. Comme je suis très visuelle, je vois une colonne. Et je suis toujours tenté de la remplir. Remplir.

J'aurai pu..devenir alcoolique, me droguer à fond.
J'ai été tenté par tout. J'ai un peu essayé.
J'ai toujours quelque chose en moi qui m'a empêché d'aller vers l'auto destruction.

On m'amène vers un chemin de lumière, malgré ce vide.
J'apprends, et c'est pour celà aussi qu'on m'envoie des vides dans lequel je tombe. Encore cette nuit, j'ai rêvé que je tombais d'un gratte ciel.
Un ange vient et freine ma course.

Profite, profite du paysage. Prends le temps de goûter à ce qui t'entoure.
J'apprends.
Certain vont porter un mal être, un trop plein, un noeud, la colère, le doute, la peur.
Moi, c'est le vide.

Souvent, on me dit qu'on ne change pas. C'est vrai.
On prends conscience et on met de la lumière sur cette ombre, qui restera, qui est.
Et ça, ça change tout.

VLM

La force et la fragilité.
La fragilité et la force.

En moi je sens ce duo solide.
La Force acquise, la solidité de base par une connaissance ancestrale. Un bâtisseur fin connaisseur !
Cette force qui s'est accrue avec l'accueil de la lumière. Mais, la lumière, c'est une autre sorte de force. Elle est traversante inondante, chaleureuse, joyeuse. L'autre, la primaire, ressemble plus à une carapace de tortue Ninja 😀

La fragilité, ce sont ces petites brisures qui restent dans certaines blessures, genre, les arêtes dans le poisson. Ne pas les sous estimer. Quand elles bougent, se mettre en garde ! Une seule petite brisure qui se taille et patatra le bel édifice !

Boa non ! T'es forte.
Oui, mais je fais gaffe. Je sais qu'il va falloir que je m'abandonne à la grâce profonde, à continuer mon histoire par d'autres aventures et qui dit aventures, dit risques de dégringolades, de chute, rechute, de patatrabonjourlesdégats. J'ai appris, je sais, je vais y arriver, je sens que ça frémit, que ça recommence en douceur. Ce serait pas mal que j'arrête d'avoir l'oeil aux aguets. Faut bien des prochaines étapes, de nouvelles marches à gravir !
Passionnant !

"Only those who attempt the absurd will achieve the impossible."
~ M. C. Escher

.VLM

📸: Balanced stone sculpture by Kubota Takeharu

Les enfants soleils

Un jour, j'ai eu ce petit scénario intérieur lors d'un rêve éveillé.

L'homme que j'aimais portait sur son dos la petite fille que j'étais. Ils passaient un virage et s'enfonçaient dans une forêt sombre. Je suivais derrière et je les regardais.
Puis, fatigué, il la reposait et ils continuèrent main dans la main jusqu'à l'orée de cette forêt, en haut d'un mont surplombant un paysage.
La petite fille marchait en sautillant et en riant. Elle lui lâcha la main, continuant devant insouciante.
L'homme prit peur et rappela la petite fille, qui revint soucieuse auprès de lui et elle repris sa main.

La suite de cette histoire, je ne l'ai pas imaginé. Elle s'est arrêté là, au moment où, apparemment,, la petite fille, lui glisse des doigts, voulant attirer l'homme dans un rayon de lumiere, il recule de nouveau dans l'ombre de la forêt.

Où suis-je dans cette histoire ?
Seule, à l'arrière, dans mon coin, spectatrice de ce qui se passe.
Je m'approche et je glisse un mot à la petite fille. Je prends ma place d'adulte, capable de, moi-même la sécuriser, et lui dire qu'elle peut gambader devant sans soucis et de me ramasser un joli bouquet de fleurs. Je suis là, pour elle et je n'ai pas à avoir peur qu'elle trébuche. Je la connais, elle est pleine d'imagination, elle est prudente.
Je me tourne vers l'homme resté à l'arrière, déçu ? En colère ? Triste ?
Je lui indique, alors, derrière un arbre, un petit garçon soleil, n'osant s'approcher…il est beau, mais terrorisé, dans un recoin sombre.
Va le chercher lui dis-je, et aime le aussi fort que tu le peux.

Ai- je besoin de mettre une morale à ce rêve ?
Cette histoire est valable pour chacun d'entre nous.
Lorsque nous arrivons, un jour, devant une sombre forêt, prenons par la main, nous-mêmes, l'enfant que nous étions avec ses peurs et ses blessures, ainsi, nous passerons de l'autre côté, unifiés, rassurés, libres dans ce grand champs de fleurs de tous les possibles.

VLM
Peinture : Muriel Shild

On attribue à la tribu
un pouvoir.
L'esprit !
d'équipe, de famille...
La réunion d'une force qui est à la fois celle du sang, mais encore plus celle des souvenirs communs, les.liens créés devant l'adversité.
La force et l'honneur comme diraient les miens.

La tribu s'ouvre, elle ne se claquemure pas dans un entre soi. Elle ouvre ses bras, mais elle à l'oeil.
La tribu à souffert.

Nous sommes tous rois et reines de ce royaume.
Tour à tour nous l'animons, le défendons.
Nous y avons chacun notre place et notre liberté.
Ce que chacun vit de son côté, le regarde. Mais il sait que l'esprit bienveillant des siens est présent, sous- jacent.

La tribu n'est pas étouffante, elle est moteur.
Même ceux partis au plus haut, collaborent par leur lumière, ce qui donne à la tribu, une splendeur particulière.

Lumière et force, sont notre emblème.

VLM
Photo : répétition du spectacle "portrait" de Medhi Kerkouche au nuits de Fourvière, une autre histoire de famille.

Voilà ce que je tente :
Sur la pointe des pieds, les jambes, le dos droit, entrer sur scène.

Bonjour, bonjour !!!
Je viens pour la danse, c'est ici ?
Oh ! Le ciel c'est beau !
Les lumières...wouah !
La musique, magnifique !
Dormir, manger, boire, se baigner, s'oindre de crème, rire, s'émerveiller...

Oh, tous ces humains !
Oulala, ça pleure beaucoup, ça gigote, ça vibre, ça fait du bruit...oulala...bon, pas de panique. J'ai ma grotte intérieure quand j'ai besoin de calme.

Prendre ce qu'il y a à prendre sans retenir.
Un peu comme la main prend le sable et le laisse couler de ses doigts. Il ne reste que la sensation des grains sur la peau.

La beauté de l'être et une pirouette, hop là !

VLM

Ça va ?
Oui, merci.
Où tu vas, comme ça ?
Je ne sais pas, je suis mon chemin. J'essaie de comprendre...

Qu'as tu compris ?
Des choses formidables ! Que mes cellules pouvaient transmuter. On m'aurait dit ça avant, j'aurais pris les gens pour des dingues. Mais c'est vrai. Je l'ai vécu....que tout est possible ! Fondamentalement, on ne peut pas changer notre être profond, notre base, notre fondement, qui, lui est pur et lumineux. Mais nous pouvons changer tout le reste, ce qui nous entrave, ne nous appartient pas, nos voiles sombres qui empêchent notre être de briller !

Ce n'est pas douloureux ?
Ce n'est pas facile...il faut regarder le petit point lumineux au bout du tunnel. Mais si on y va, nous ne sommes pas seul. Il faut se placer dans la confiance de l'amour, le grand ! Il y a de grandes joies aussi. Les découvertes sont inestimables.

Comment te sens tu ?
Je me sens un peu comme un pirate ayant découvert de nombreux trésors.

Que vas tu faire maintenant ?
Continuer de me transformer, apprendre encore, le dire, le chanter, l'écrire, pour enlever la peur à ceux qui n'osent pas venir sur ce chemin lumineux.

VLM

Lorsque le chat chasse une souris, pense t'il à la souffrance de celle-ci ?
Certains humains se conduisent comme des chats.

Il n'y a pas de but à atteindre. Il n'y a que l'instant à savourer.

Le désir est une énergie puissante. Le retenir juste un instant, pour le laisser s'expandre au bon moment.

Voilà quelques pensées hasardeuses et qui ne cassent pas trois pattes à un canard.
Il y a aussi la beauté du ciel étoilé. Le souffle du vent et celui à l'intérieur de ma colonne.
L'eau froide et le bleuté des rochers.
La quiétude, un reste de nostalgie qui se perd dans la tendresse du jour.

VLM

Je n'y croyais pas, que pour ne plus ployer il fallait s'affronter. S'affronter ne veux pas dire se faire la guerre.
S'aimer est bien plus difficile que de se haïr. D'accepter les choix que nous avons fait. Prendre notre part. Se pardonner. Reconnaître la belle lumière que nous sommes. Retrouver nos rêves d'enfant.

Moi au début, je disais, mais je m'aime ! Mon oeil !
Ou...je sais aimer les autres tout plein (et encore...aimer tout plein, faut pas gratter...mais ce n'est pas le propos d'aujourd'hui !), mais m'aimer moi, à quoi ça sert ?

M'aimer ? Lâcher prise, oser....tous ces trucs rabattage, rabat joie, bobottage de la tête....
Et le coeur, alouette, et la tête ?
J'ai vécu l'ouverture du coeur, mais vraiment, je veux dire physiquement, sensoriellement, toute seule dans mon petit coin. Ça existe !

Ben non de d'zeus ! Ça sert bien !

 

VLM

Si j'ai une préférence ?
Oui. L'aube et le crépuscule.
Le printemps ou l'automne.
Le froid me casse.
Le chaud me désintègre.

Le grand soleil que tout le monde appelle à grands cris me terrasse.
J'aime la course des nuages dans le ciel.
La pluie, les arcs en ciel.
On veut figer la vie.
N'être que le soleil ou simplement la lune.
Si tout simplement moi, je suis un milliard de choses !
Si tout simplement moi, je suis libre !
Si tout simplement, nous tous, n'avons pas à rentrer dans des cases ?!

C'est drôle, car petite, j'avais déjà ces réflexions.
Les sourds, les handicapés, les pauvres, les riches, les zèbres, les libertins, les cathos, les bobos, les fachistes, les woquistes....et toi ? et toi ? Qui es tu ? Qu'elles sont tes saisons ? Les couleurs de ton âme ?
Recherche qui tu es en profondeur, ne te cache pas derriere des cases.
Aimer la glace au citron ne te défini pas. Tu as le droit aussi d'aimer un peu la fraise et le chocolat et même, même d'inventer un nouvel arôme.

Nous sommes des êtres complexes. Petite fille, tu ne changes pas, mais tu évolues et tu retrouves la grâce de ce que tu es.

VLM

Petit challenge venant de Martine Cuenat ...
(J'adore, merci !)
Depuis quelques temps un truc bizarre se produit : je mute. Du verbe muter.
Mes cellules bouillonnent. Je sens qu'elles ont permutées.
Ok, je suis cinglée ?
Ben... je ne crois pas.
Ça se passe surtout la nuit. Je fais des rêves bizarres et comme la chenille sortant du cocon, mon corps se transforme. Je le sens.
Vrai de vrai.
Depuis quelques temps je sors de ma grotte. J'affirme. Je dis non. Sans sortir les griffes, tranquille. Je n'ai plus les mêmes envies.
Je me sens posée.
La recette ?
Je vais pas revenir là dessus, je vous ai assez bassiné avec ça. Z'avez qu'à lire les 3,4,5 derniers mois de textes relous 😏
Ok. Vous avez vu comme je suis fière en sortant de sous mes plumes ?
Ne vous méprenez pas. Mon coeur brûle d'une lumière douce comme se vert tendre qui m'entoure.
Comme superman, spiderman et autre super héros, je me suis cachée dans la cabine téléphonique et hop là ! 😀
VLM

Souvent, on me demande une photo pour voir à quoi je ressemble...
Je cherche dans ma galerie...je ne trouve rien qui dise ce que je suis.🤔
Nos mondes sont vastes...
Comment un instantané peut-il nous révéler ?
Oui, bien sûr, on saura si on est petite grande, grosse, avec des yeux papillons ou des cernes sous les yeux...mais bon...avec des filtres les gens vous en mettent plein les mirettes et si on se montre trop au naturel, ben, c'est trop...naturel.
Il n'y a aucune photo montrant le monde gigantesque qui vous habite et ça ça me frustre.
J'en ai trouvé une sympa, il manque les volcans derrière et quelques personnages parce que j'apprécie beaucoup mes moments en solitaire , mais je suis très entourée de belles personnes.
Voilà, beautiful, magnifique, superbe et fière.
( N'ayant pas peur de la pluie !)

VLM
Photo : Angry Bird

De la cuisine au jardin de mon grand-père, devant les piquets de tomates en guise de micro, je chantais les tubes de ces années-là. Je voulais être une star de la chanson ! Avec ma grand-mère, nous chantions “Perrine était servante chez monsieur le curé, digue-don-da-dondaine” en faisant la vaisselle. La chanson pour moi c’était le rêve et la joie ! On pouvait passer des messages par la chanson, d’amour, de peine, de tristesse, de voyage, de plaisir…Les mots enchantés, les mots enchanteurs, les mots en chanson. Plus je grandissais, plus cette passion était solitaire. J’étais dans une pièce seule, à l’abri des regards, c’était mon rêve à moi. Si quelqu’un entrait, je stoppais net mon effervescence et je me mettais à faire tout autre chose. Pourquoi ai-je mis une sorte d’interdit à cette joie ? Je ne sais pas. Je n’ai pas la réponse. A-je cru qu’on se moquerait de moi ? Que ce n’était pas acceptable pour le monde sérieux des adultes ?

Extrait de "Vis !"
VLM

Connaissez-vous l'histoire du petit hibou et du petit lapin ?
C'est une histoire que Jojo l'asticot, m'a raconté hier, dans la voiture que je vais moi-même vous raconter à ma manière.
Le petit hibou et le petit lapin vivait dans le même arbre. Famille lapin au pied du tronc, dans un terrier fort confortable et famille hibou niché dans un trou à quelque hauteur de là.
Les familles et enfants avaient fait connaissance lors d'une fête des voisins organisée par la famille des cloportes. Entre nuit et jour tout le monde avait réussi à se retrouver et c'est là que petit hibou et petit lapin s'étaient régalés. Oui ! Car tout de suite, ils se sont plus, ils ont ri, ils ont joué sans se soucier le moins du monde de ce qui pouvait les séparer.
Car bien sûr, comme dans toute histoire, il y a la partie triste, sinon ce ne serait pas drôle !
Petit hibou et lapin ne purent se revoir, puisque l'un vivait le jour, et l'autre la nuit.
Ils en furent si déconvenus que leur appétit diminua et que plus rien ne les intéressaient.
Les mamans des 2 compères, alertées, se rendirent compte du problème.
Elles trouvèrent le compromis de les laisser se réunir tous les soirs entre chien et loup et chaque nuit de pleine lune.
Ils se retrouvèrent pour gambader et sautiller joyeusement dans des couchers de soleil à couper le souffle et sous des lunes incandescentes.
Leur amitié dura toute une vie de hibou et de lapin et bien au-delà.
VLM

Allo Allo, ici le sas de décompression...vous m'entendez ?

5/5 Roger.
Qu'est ce qui se passe ?

Le pas en arrière se décolle lentement et sûrement.
Le recollage des morceaux est quasi fini.
Nous préparons les pots de dorure pour le relachage final vers le nouveau commencement.
Pas de panique, le pouls est bon. Parfois encore quelques montée en température, quelques moment de panique à l'idée de retourner dehors. Nous la préparons à petite dose. Hier elle a réussi la soirée mariage avec brio. Nous la félicitons. Autre bon point. Elle s'est remise à l'écriture de son livre, comme nous lui avions insuffler. Le processus se déroule parfaitement.
Rapport terminé

Ok Roger, nous en ferons part au plus haut.

VLM 

Connaissez-vous l'histoire du petit hibou et du petit lapin ?
C'est une histoire que Jojo l'asticot, m'a raconté hier, dans la voiture que je vais moi-même vous raconter à ma manière.
Le petit hibou et le petit lapin vivait dans le même arbre. Famille lapin au pied du tronc, dans un terrier fort confortable et famille hibou niché dans un trou à quelque hauteur de là.
Les familles et enfants avaient fait connaissance lors d'une fête des voisins organisée par la famille des cloportes. Entre nuit et jour tout le monde avait réussi à se retrouver et c'est là que petit hibou et petit lapin s'étaient régalés. Oui ! Car tout de suite, ils se sont plus, ils ont ri, ils ont joué sans se soucier le moins du monde de ce qui pouvait les séparer.
Car bien sûr, comme dans toute histoire, il y a la partie triste, sinon ce ne serait pas drôle !
Petit hibou et lapin ne purent se revoir, puisque l'un vivait le jour, et l'autre la nuit.
Ils en furent si déconvenus que leur appétit diminua et que plus rien ne les intéressaient.
Les mamans des 2 compères, alertées, se rendirent compte du problème.
Elles trouvèrent le compromis de les laisser se réunir tous les soirs entre chien et loup et chaque nuit de pleine lune.
Ils se retrouvèrent pour gambader et sautiller joyeusement dans des couchers de soleil à couper le souffle et sous des lunes incandescentes.
Leur amitié dura toute une vie de hibou et de lapin et bien au-delà.
VLM

Allez hop, zou, c'est partit !

Ma chère amie Anne, m''a demandé avant toute chose : as tu été choisie ?
Heu...non.
Lorsque je m'apprêtais à partir elle me dit.
Tu repars d'ici et tu te dis "je suis choisie".

Rigolez pas, ça marche !

Comme dirait l'autre et comme disait Pépin ( je ne sais pas si c'est l'inventeur du parapluie ou des emmerdes...) :

"Avoir confiance en soi, ce n'est pas être sûr de soi.
C'est trouver le courage d'affronter l'incertain au lieu de le fuir. Trouver dans le doute, tout contre lui, la force de s'élancer."

Charles Pépin

Et...VLM
Merci à la page Chouettes et Hiboux, les philosophes de la forêt pour les photos supers belles et pour cette phrase de Pépin !
https://www.facebook.com/profile.php?id=100064477608364 

Un enterrement du dimanche

C'est facile,
Tu prends 2 feuilles blanches immaculées.
Tu écris sur l'une ce que tu ne veux plus.
De l'autre, ce que tu souhaites vivre.

Dans la nuit, tu rêves à la petite boîte rouge avec une croix dessus qui est dans ton tiroir et au matin, tu vois très bien à quel endroit tu vas enterrer ton machin.

Le matin tu te pousses un peu le derche pour sortir de ta tanière, surtout qu'il fait putain beau.
Tu te oins de crème solaire parce que, bizarrerie, tu développes une allergie au soleil cette année
Ta peau aussi est entrain de muer.

Tu as mis des lunettes de soleil que ton fils a laissé dans ses affaires de pêche. Tu as ainsi l'air redoutable. Tu caches dessous un afflux de sang à la paupière qui est apparu sans raison un matin de la semaine.
Tu es entrain de muter. ( En serpent ? En monstre marin ? En chouette ? Chouette !)

Bref, t'as mis ta petite robe d'été où tu te sens mimi, même si tu ne l'es pas.

Allez hop !
Tu passes le Pont vieux...un ange te fait un clin d'oeil sur le mur.
Tu ne retrouves pas le chemin, pas grave, tu trouves un ti-champs et tu t'assoies.
Des gens passent et se demande bien ce que tu fous là, assise dans l'herbe au carrefour d'une impasse. Tu t'en fous, mais grave !

Quand tu es enfin seule tu grattes la terre sous un coquelicot avec une grosse cuillère que tu as chopé à la cuisine.
Tu relis le contenu de la boîte, c'est ok. Tu dis amen. Tu enterres la boîte.
Tu verses un peu de ta gourde dessus.
Tu ne sais pas pourquoi il faut que tu arroses.

Tu as les ongles noirs, mais tu les rinceras en bas à la rivière où tu plongeras avec délectation tes deux pieds, dont l'un a commencé à boiter. C'est normal, tu es entrain de te transformer.

VLM

Je ne suis pas l'enfant idéale.
Je ne suis pas la femme idéale.
Je ne suis pas l'épouse idéale.
Je ne suis pas la mère idéale.
Je ne suis pas l'amante idéale.
Je ne suis pas la cuisinière idéale.
Je ne suis pas la belle-mère idéale.
Je ne suis pas la grand-mère idéale.
Je ne suis pas l'économe idéale.
Je ne suis pas la salariée idéale….

Je ne suis pas un être idéal.
Et je te permets de ne pas l'être non plus.
Celà va de soi.

Si ce que je suis, te heurte, éloigne toi de moi et va vers ceux avec lesquels tu te sens mieux.
Laisse moi être moi.

Ne me demande pas d'être ce que je ne suis pas.
Ne me demande pas de me fondre dans ton moule. ( Nous en avons tous).

Je ne suis et ne veux être que moi.
Et plus je suis moi et plus je me sens seule et en accord avec le grand tout ( c'est tiré par les cheveux, je sais 😕)

Je l'ai appris en essayant de plaire.
En voulant être aimée à tout prix.

Je ne veux pas te donner de leçon, j'ai dû faire de même, à l'occasion.
J'ai appris la leçon dans la souffrance.
Et je suis encore loin d'avoir tout compris.
Mon cerveau est aussi petit que celui d'un oiseau.

—-----

Oui, j'aime l'harmonie et je fuis le conflit.
Je dis maintenant à celui qui me critique
" j'entends…." Et je me replie.
Celà peut paraître lâche.
J'ai besoin de temps pour absorber la critique. Pour la mettre sur la balance de la justesse.
Car je suis imparfaite et souvent maladroite, j'en conviens.
Tu es blessé car je ne suis pas à la hauteur de tes espérances. Tu me le dis. Tu me pointes du doigt. Tu n'as pas dit comme il faut, tu n'as pas fait ceci, tu n'as pas fait celà…
Moi aussi, j'ai parfois pointé du doigt,
et je m'en excuse…

Pouvons-nous être cet idéal pour nous tenir sur un piédestal ?

 

VLM

C'est bien difficile
de se regarder dans le miroir.
Chaque matin, au lever
se dire,
allez, go, on y va.

Le matin, encore...
Ça passe...
La journée est devant soi comme une ligne ouverte.
Le soir,
les épaules plombées,
Les yeux cernés,
on vacille.
On rentre dans sa caverne.

Trouver l'équilibre de cette énergie vitale à déployer chaque jour.
Pourquoi ?
Telle est la question.
Pour qui ?
On n'a plus envie de donner si l'autre ne nous laisse pas poser notre tête sur son épaule.
Trouver l'équilibre entre le don de soi et le repos,
Cette aile où nous pourrions, dessous, nous reposer. Fermer les yeux et dire...enfin.

Je viens de finir une super série. Juste, ils se faisaient des câlins tous les 5mn.
J'arrivais même à dire tout haut : aller ! Encore un câlin !
Pourtant le câlin, c'est la vie.

J'ai envie aujourd'hui de câliner tout spécialement mes sept enfants.
Les uns après les autres.
Merveilleux vous êtes.

On m'a dit souvent que j'étais forte.
Mais je ne le suis pas.

Je suis une vieille âme
Je me regarde dans le miroir chaque matin.
Je m'affronte. Je suis forte de celà.
C'est tout.

VLM 

Il m'arrive une chose étrange.
Je pars de mon centre, du sol, et je m'éloigne très très haut. Mon point de mire, c'est le point que je viens de quitter.
Et puis je fonce vers un autre point de mire qui est le pied d'un arbre. Je fouille le sol de mon bec.
Je pars avec mon trophée.
Là, je fais un grand arc de cercle dans le brouillard et plonge vers ton jardin et ta fenêtre ouverte.
Je reconnais ta cuisine, tout. Je dépose mon offrande sur la table et je repars.
( Au cas où, tu trouverais un truc dans ta cuisine un peu chelou, hein…)

VLM

Mise à nu

Enlevez les couches et les couches qui obstruent la lumière.

C'est facile de dénuder son corps
Beaucoup plus difficile de dénuder son cœur et son âme.

Je découvre, en les ôtant petit à petit,
que la plupart de ces couches qui me voilent,
ne m'appartiennent pas

Je pourrais fustiger père et mère,
eux-mêmes les portaient déjà.
Ils ont fait ce qu'ils pouvaient avec la vie qui leur etait donné.

Non,
celà remonte à plus loin.

Je ne connais pas la racine des maux,
mais, je ne peux avoir que de la compassion pour ceux qui les ont subit.

Eux-mêmes,
tous, m'ont donné aussi la force et cette qualité d'être.
Merci.

Pardon et gratitude se mélangent.

J'accueille ces maux.

Pourquoi est ce que je fuis les conflits ?
Pourquoi est ce que je subis ?
Pourquoi est ce que certains de mes enfants subissent à nouveau ?

Pourquoi certains se battent et se sont battus jusqu'à en mourrir ?

STOP

Ma force est là.

Votre force est là.

Prenez la force de ceux et celles, qui du ciel, vous l'envoie.

Clarté
sur ma lâcheté, ma résignation et mes peurs.

Clarté
sur la beauté de l'enfant que j'étais,
sur chaque enfant à qui j'ai donné à la vie.

Clarté
sur la souffrance de ceux dont j'ai croisé le chemin.
Des miroirs, des miroirs de mes propres défaillances.
Merci.

Je dis ces mots pour réparer.
Le chemin de mes enfants et le mien.
Celui des personnes qui sont entrées dans nos vies et nous ont blessés, violés, humiliés…
Nous étions des proies faciles à leur propre mal être.

Mettons nous à nu. Nous avons tout à y gagner.
C'est à chacun de nous d'ôter les voiles et de les rendre.
Nous sommes les forts et non les faibles car nous regardons les ombres en face pour découvrir notre lumière.

VLM

Comme un journal intime, ces petits textes laissent traces de la vie qui passe, de l'évolution du mystère et de ces quelques compréhensions...(les plus récents sont en haut !)

Reish

Mon coeur est un chamallow.
Je devrais l'entourer de fil de fer.
De ces boules qu'on voit au-dessus des murs parfois.
Des tuent la vie des tuent l'amour.

Tout nous pousse à mettre le coeur en cage. Les infos, la société, la vie, les gens, les amoureux qui ne nous aiment pas vraiment….Les profiteurs des coeurs trop ouverts.

Reish

Plus ça va, plus il s'expend.
Je le sens s'étirer tout seul.
Des fois il brûle d'un feu incroyable. D'un amour fou. Est-ce encore de l'amour ?
Je pose ma main dessus. Je vois des visages, des gens (même des, qui ne sont pas hyper cool dans ma vie) et je leur envoie de…l'amour ?
Du rayonnement…

Bon, c'est chouette, hein…
Un peu relou tout de même.

Je ne sais quoi faire de ce coeur.

J'ai l'image d'une chose précieuse que l'on placerait sous cloche, dans un musée.
Avec alarmes et caméras.
T'y touche, t'es mort.

J'oscille entre rires et larmes.
Je sais, je me répare.
Je trouve ça long de rester au garage.
Du coup, j'essaie de redémarrer.
Je tente des coups.
Et les garagistes, ils râlent.
Ils me retrouvent dans le fossé le matin, à la fin du weekend…
Ça y est, elle a recommencé ! 🙄
Peut pas rester tranquille celle là !

Reish.
Faudrait peut être que je reste tranquille en élévation pendant qu'ils me trifouillent le bide…

Ben alors, faut pas me laisser seule la nuit, ni le weekend ! Il faut me mettre en haute surveillance !!!!

Reish !

Je l'ai vu en photo.
Elle m'a mise la puce à l'oreille
La chouette, c'est la clarté au milieu de la nuit.
L'aube se lève juste.
Je sors de l'antre karmique avec difficulté.
Ce lieu découvert hier est un petit lieu féerique.
Un idée à la facteur cheval.
L'homme de coeur, de partage, possédant un lopin de terre et y construisant son petit paradis, qu'il partage à ceux qui passent.
Je ne vous dirai pas où il est. Il faut le mériter.
( Chutttt ! Les altiligériens)
Sachez qu'il y a aussi des chats et des gros escargots.
( Bon, ça c'est parce qu'il pleut )
J'en parle à une personne. Tout de suite, Google..etc...
Ça m'a donné cette réflexion.
Tout savoir m'ennuie.
J'aime l'intuition, la surprise, l'aventure.
Les sentiers balisés, ça devient vite chiant.
Bien sûr, on va voir après, on lit les p'tits panneaux, mais ce qui est important c'est notre imaginaire.
C'est pour ça aussi qu'un livre nous emporte plus qu'un film.
Ce que nous ressentons en profondeur est bien plus important que ce que nous savons. C'est ce qui va laisser traces.
VLM

Je fais croître
la lumière en moi.
Je me nourris
et puis j'offre.

Un instant.
une heure.
Une nuit.

Un regard.
Une main tendue.
Un moment.

L'amour se donne et se reçoit.
Se donne et se demande.
Donne moi un moment de ton temps précieux.
Donne moi un coup de main.
Donne moi de la douceur.

Je te regarde.
Je te révèle ta beauté, ce qu'il y a de bon en toi.
Si tu fuis, libre à toi. Je n'essaie plus d'enserrer, ni de sauver.
Mal m'en a pris de vouloir révéler et retenir.
Je me suis pardonnée.

Je ne donne que ce qui me semble juste pour moi.
Là aussi, j'ai appris.
Ma lumière n'est pas inépuisable.
Je me ressource à la source même.
Mon corps se fatigue plus vite même si mon coeur s'ouvre toujours plus large.

Je ne le refermerai pas.
Je ne l'ai pas ligoté.
Je n'attendrai plus.
L'aigreur ne m'a pas atteint.
Je me suis mise juste au centre de ce coeur qui bat.

VLM

Nous
Prenons et rejetons en plein vol.

Nous chassons.

Nous cueillons des fleurs dans les champs.
Nous les arrachons à leur vie tournée vers le soleil
pour les mettre en pot où elles finiront tristement.

Nous happons
les vies, les coeurs des gens, leurs sentiments.

Un je t'aime, moi aussi, non plus, toute la vie, nous tiendrons mon amour toujours et on en perd nos plumes, notre pelage…

Nous balançons par nos fenêtres, papiers, bouteilles, mégots…nous saccageons.

L'Homme est un carnage.
Il syphone et bétonne allègrement.
Il pisse dans de l'eau propre et s'en fout royalement.
L'Homme est est ainsi fait qu'il aime, prend et enserre, se mouche et relâche, jette, piétine…il est l'inventeur du kleenex.

Peut être, pour parer à ça, les religieux auraient inventé le mariage ?
Tu ne rejetteras point.
Ce que tu chasses et enserres, tu le garderas pour la vie.
C'est aller à l'encontre de sa nature de prédateur.

Pourtant nous aimons…
On a beau y faire, notre coeur s'emballe parfois.
Un grain de peau particulier, une voix, un sourire, nous voilà.
Nous nous assemblons…

Une inspire...
un expire...
La mer prend, ramène sur le rivage. Le flux et le reflux. Cet éternel mouvement de va et vient,
L'homme aime ce mouvement d'entrer et de sortir de l'antre féminin.
La femme aime se remplir, combler le vide de ses entrailles.
Qu'y pouvons nous ?
—------------------
Orion, je suis.
Chasseuse de lumière.
Je prends, j'aime et je relâche les coeurs lumineux trouvés dans le la cendre.
Je les rends à leur terre lorsque je vois qu'ils se débattent.
Qu'y puis je ?
J'aime, j'accueille, j'enserre, je veux garder, je m'accroche comme le lierre et puis je relâche dans un hoquet de douleur.
L'enfantement.

Je pars de nouveau dans le ciel.
Je rejoins mon nid.
Je me lisse les plumes.
Une voix me dit :
Aime toi. Il n'y a que ça de tangible et de réel.
Les flaques d'eaux sont en bas, je vais me regarder dedans.
Je suis dans la lumière. Je suis beau.
Je me touche, je suis doux.
Je me sonde, mon coeur bat. Je suis bon. J'aime.
Je m'envole et j'aime ceux qui croisent mon chemin.
Je ne veux plus enserrer.
Je veux porter plus loin.
Je veux m'envoler plus haut.
Pas sûr que quelqu'un me suive.
Ils auront trop peur de se brûler les ailes.

VLM

Mon âme appelle la tienne pour une danse.Une danse éternelle.

Viens contre moi...
Je lève les bras et je te serre.
Tu n'es pas là, mais ton âme m'appelle.

Je te love dans cet intense.
Mes larmes et mes hanches roulent.
Je ferme les yeux.
Tout mon corps chante.
Il se souvient des résonnances.

La mort, c'est la transformation.
Je n'ai pas peur.
Je te retrouverai pour une danse sensuelle,
emmêlée de nos tendresses.

Nous chalouperons, nus, sur des nuages d'édredons.
Nous n'aurons pas froid.
La mort, ce n'est pas ça.
C'est l'échappée belle,
les retrouvailles,
la fin des batailles.

Nous retrouverons l'élan de nos rires enfantins.
Pour cette danse sans fin.

VLM

31 mai
Petite parenthèse ludique : Joueuses de Tarots
(Olga Beliaeva)

Ah ! Les gens !
Nous tournons nos regards vers le ciel.
Nous vociferons contre le temps :
Il fait pas beau, il pleut, temps de chiotte, fait trop chaud, j'en peux plus, mon jardin à soif, j'ai des coups d'soleil, ma peau est trop blanche...

Y'a pas assez de vent, pour nous envoler !

Pis c'est toujours la faute des autres !
Je m'empêtre dans le fil, je me casse la gueule, c'est la faute du trou, du cerf-volant...
Je suis triste, en colère, c'est votre faute à tous et je vous le crie ! Je vous le hurle et je vous empêche de vivre, parce que moi, je n'y arrive pas !

Ah ! Les gens !
Qui puis-je ?

Je regarde ce beau ciel bleu. Ceux qui tentent, malgré tout, de prendre la tangente et d'élever cerfs et âmes.

Les nuages d'orage sont au loin.
Profitons du paysage.

VLM

C'est facile d'écrire le youpala.
D'ailleurs quand c'est youpala, on écrit pas, parce que...c'est youpala 🤗

Ok
Il est 2:08 du matin
Je me réveille
J'avais espéré dormir d'un long sommeil
J'avais invoqué mes guides et l'univers : pitié !
Ok
on accepte l'insomnie,
les ruminations.
Balayer le passé ?
Mais oui ! Bien sûr ! Je passe le balai tous les jours.

Me reviens la tête de cette jeune femme, hier.
Je lui ai reproché de nous avoir arnaqué.
40 balles !
Qu'est ce que c'est que 40 balles ?!
Quand on en gagne 548 ?
Je pleure, j'ai honte.

J'ai honte de m'être emportée,
de ne m'être pas tue
devant cette femme miroir, qui me mordait avec ses petites dents.
Il faut toujours que je l'ouvre !
L'humilité, tu connais ???

Et puis je replonge,
dans l'illusion, la tristesse, la mélancolie, alors que le matin même, je souhaitais guérir la terre entière, droite, alignée.

Ça vous arrive à vous, des journées comme ça ?
Oui, des pires, c'est tellement peanuts, mes histoires, face aux souffrances du monde ! 🙄

Mon ami R, me dit, au milieu de tout ça que je suis une femme bien.
Oui, je suis une femme bien. Et puis le contraire aussi. C'est dur de rester sur le fil. D'être humain.
Comme disait quelqu'un cher à mon petit coeur trop tendre, les gens, c'est un problème...je suis un gens.

Forcément, lorsqu'il y a beaucoup de lumière, les ombres s'allongent.

VLM
St Michel
Yann Arthus Bertrand

Hey ! Moi j'y suis montée !

Depuis le temps que j'entends
celui qui veut :
y fumer une clope
rencontrer l'soleil
y écrire un mot
lui demander des trucs qu'il ne sait pas..

Moi, j'y suis montée.
Je m'y suis trouvée
j'y ai vu ma lumière
j'y ai rencontré mon soleil.

On m'dit que j'suis connectée.( Ou chelou, au choix 😏)
On est tous connectés les gens !
On est même interconnectés. Vous avez qu'à voir...

Bon, c'est pas tout ça, j'y retourne...

VLM

Je ne peux
Tu
Vous ne pouvez
sauver personne.

Je peux
Tu
Nous pouvons
faire briller notre lumière
Et la partager.

Nous sommes
des lampes
et nous éclairons les nuits de l'âme, parce que nous mêmes, avons défait les noeuds des barreaux de chaises retenant notre coeur.

Nous ne pouvons dénouer ces noeuds à votre place.
Nous ne pouvons qu'illuminer vos grottes pour vous y aider.

Beaucoup, baissent les bras.
L'univers à le temps, il attendra.
Vous devrez un jour ou un autre dénouer ces noeuds.
Aujourd'hui, dans une autre vie ?
Qui sait ?
Nous ne savons rien.
Ou bien, vos enfants, vos petits enfants, hériteront de vos noeuds ?
Pensez à tous ces gens qui répètent inlassablement les mêmes schémas...
Les familles qui perpétuent la souffrance.

Je, tu, nous nous devons de nous libérer.
Personne ne le fera à notre place.

Je n'en sais rien.
Juste, mon coeur bat et ces mots résonnent en moi.
Boum, boum, boum, boum....boum.

VLM
22 mai 2023
Photo : Jaume Llorens - Fotografies 

Puisque la vie a décidé d'offrir sa palette de couleurs....

Vous ouvrez la porte. Une grande bourrasque de vent soulève cheveux et vêtements, entre dans la pièce, et renouvelle l'air alourdit de ces derniers mois.
Le printemps entre en force dans votre intérieur et nettoie les pièces jusqu'au moindre recoin.

Fini les regrets.Les blessures cicatrisées sont retournées penaudes après leur dernier point de suture.

Les amies s'installent dans les fauteuils. Nous nous racontons au travers de l'archétype amoureuse.

Je sors de ma valise printanière, le cavalier d'épée venu m'offrir sa coupe. Il a le regard d'un roi ayant traversé le grand désert et ayant enfin atteint son soleil. Déjà, nous gravissons les sommets.

La pluie tombe, miraculeuse sur les prairies déjà vertes et colorée de fleurs.

Je vous entraîne, mes amours, sur la première marche de notre arc-en-ciel.

VLM
Peinture : Jérome Thévenon


Broder sa vie, c'est se piquer les doigts bien souvent.

Broder sa vie c'est tirer la langue sous une lampe qui n'éclaire que notre ouvrage et laisse le reste dans l'ombre.

Broder sa vie, c'est mélanger les couleurs.

Broder sa vie, c'est point après point, mettre au monde une forme, un motif qui illuminera le tissu vierge.

Il faut du temps. Et ce temps n'est pas celui du commun des mortels.

Lorsque l'ouvrage est terminé, on le contemple, on le laisse reposer, puis on le met devant les yeux de ceux qui nous entourent. Oui, celà a pris du temps. Mais ce n'est pas le résultat qui compte, même s'il est important, c'est le chemin qui nous a amené à ce résultat.

Je dis aujourd'hui merci, à tous ceux, qui même sans le savoir, m'ont aidé, à broder ma vie ces derniers temps.
Je ne peux tous les nommer. Mais beaucoup, qui me suivent, se reconnaîtront.

Véronique
Merci à Eileen Leray de m'avoir inspiré ce texte

Corriger ce qui a dévié. Non pas de point de vue moral. Mais ce qui n'était pas aligné avec sa propre profondeur, ses propres besoins, niés.

Élever ses bois et son corps au-dessus du monde. Laisser sa propre royauté correspondre avec les astres, tout en foulant de nos sabots la terre ferme.

Rester ancrée, au monde et s'octroyer de vivre enfin l'abondance de nos cinq sens. Ne pas rester enfermée. De nos naseaux, souffler ce qui ne nous appartient plus et respirer la confiance.

Folâtrer dans les prairies, à découvert. Se montrer telle qu'on est. Vulnérable et fragile, forte et indisciplinée. Créer son monde en dedans et le distiller en dehors.

VLM
Dessin encre et crayons de couleur. Véronique Le Milan

Comme fond, je mettrai un bel orange et sur un autre, un bleu gris plomb de ciel d'orage.
J'aime ces deux couleurs.
L'un, serait fait de rayons partant du centre de la toile. Au centre, un cercle pâle, appelant l'oeil et la respiration.
L'autre, ce qu'il y a de lourd, de profond dans une vie. Les espoirs et les désespoirs, les tempêtes et les naufrages.
Dans un coin du tableau, une trouée de lumière.
Sur l'un, je serais là, debout comme un arbre, en ombre, plantée. Je lèverai mes bras vers le ciel. Mes branches porteraient des fruits multicolores et chatoyants.
Sur l'autre, mes cheveux couleur de lune scintilleraient et mon regard transperçerait le vôtre de son éclat.
Ce ne serait pas un éclat de vainqueur, mais celui de celle qui a et qui s'est pardonnée.
VLM
Autoportraits, photographies de l'exposition du musée Crozatier, 2023 le Puy en Velay
PS: seulement deux autoportraits de femmes dans cette exposition.
Ça m'a fait penser à des marques pages fabriqués avec des bouts de papiers colorés, déchirés.
Le livre que je viens d'ouvrir ne possède que des pages blanches. Il faudrait y écrire quelques bricoles tout de même, mais il y a tellement de possibles ! Et après tous les cataclysmes, j' hésite...🤔
Vais-je vers un autre cataclysme, ou bien ? Ou bien...
C'est l'histoire sans fin du premier cri, du premier pas.
On s'élance, on tombe, on se relève, on repart, on y croit, on retombe, on se relève...on hésite...ça fait mal de tomber...ah, mais, on ne peut pas rester cloîtrée tout de même à avoir peur du prochain pas ?!
Et puis, j'ai appris, non ? Si j'ai un caillou dans la shoes, je l'enlève. Ou bien je mets des bottes !
Là, je suis toute tranquillou devant ces vitraux marques pages. Je suis dans la pénombre, loin de la furie de la vie. Je prie.
Je prie pour que le reste de la vie devienne un long fleuve coolos (Avec juste des petits rochers à éviter, parce qu'on n'est pas stupide non plus, on sait que ça n'existe pas, la vie sans vagues . Et pis on n'a pas envie de stagner sur une mer trop plate, hein...on a juste envie d'éviter les grosses vagues submersives.)
Donc, avant de perdre le fil de ma petite histoire, je fais un petit gribouillis sur le haut de la première page du nouveau carnet pour voir si le stylo fonctionne bien et puis...hum...je referme...j'ai placé un marque-page. Je verrais ça demain.
VLM
PS : ok, ça s'appelle de la procrastination, je sais. 😏

Dans ma nuit de rêve,
je dors.

Dans ma nuit de rêve,
Je ne rêve pas.
Ou pas des trucs chelous qui me donnent l'impression d'avoir couru un marathon toute la nuit.

Dans ma nuit de rêve,
Je ne réfléchis pas,
j'oublie.

Je dors et j'oublie. Le plonge et j'en sors lavée, épurée, reposée.

Je rêve de dormir,
profondément..
Comme un chat.
On pourrait venir me faire des caresses, je ronronnerai juste.
Ah, ce que se serait bath !

Je rêve de dormir, allons, 8h ! Soyons fou !
Du sommeil du juste, comme on dit.

Rien à faire, j'ai les yeux grands ouverts et je trouve que ce n'est pas juste du tout, du tout.

VLM
Rosanna Tasker, la naissance des planètes. 

3 mai

L'épopée belle.
Musique et rires.
Brouhaha de la foule.
Bière moussue.
Gaufre froide.
Métro et musés fermés.
Marche nocturne du cavalier de denier.
Lumières et nuage sur Fourvière.

VLM

"Dans ma tête, rien n'est stable
Je veux juste, un peu de calme, de soleil…"
#yarël

#chronique du quotidien

Tu prends un peu de force
pour tenir bon la rame
celle qui t'emmènera
ailleurs.

Tu te moques bien de ce que tu laisses
puisqu'ils n'y avait rien de tangible.
Tu quittes une terre friable qui s'effritait à tes moindres pas.
Tu as appris de tes erreurs.
Tu te sauves pour garder ce peu d'énergie qu'il te reste et le coffre emplit de trésors,
préservé au fond de tes entrailles, tu le tiens serré, bien serré au creux de toi.
Jamais on ne te le volera.

Sur ton bagage, les photos de tes anges
ceux, qui depuis le début,
t'accompagnent.

Tu fais fi de ta capsulite, tu pagaies…

Une… deux… une… deux
avec des gestes amples.
Tu dors mieux.
Le calme est revenu.
La mer te le chuchote.
Tu pourrais te coucher au fond de ta barque, mais tu ne le veux pas.
Tu veux voir ce qui arrive à l'horizon.

Tu regardes le soleil en face. Il apparaît pour un nouveau jour.
Il se couche pour d'autres êtres de la terre.

De quoi sera-t-il fait ?
Il y a des choses à prévoir, mais pas tout.
Laissons l'univers nous offrir quelques friandises…

Tu sais qu'il te faudra apprendre encore, jusqu'au dernier souffle.
Tu te sais forte de cette force de celles qui ont franchi les hautes barrières de soufre.
Tu as hurlé dans la nuit noire de l'âme et la lumière en toi a persisté.
Tu possèdes au fond de toi une petite bougie magique, qui chaque fois que l'on souffle dessus, se rallume.

VLM
Alexsandr Danyliuk, artiste ukrainien


Nous ne sommes pas nés dans la même ville.
Nous n'avons pas grandi dans les mêmes rues.
Nous n'avons pas joué aux mêmes jeux.
Nous n'avons pas entendu les mêmes berceuses.
Nous n'avons pas mangé les mêmes plats.
Nous n'avons pas lu les mêmes livres.
Nous n'avons pas eu le même genre de vacances.
Nous n'avons pas le même niveau d'études.
Nous n'avons pas la même religion.
Nous n'écoutons pas la même musique.

Pourtant, je suis curieuse de ton monde.

Nous avons un coeur qui bat pour l'autre, pour les autres.
Nous sommes à l'écoute de l'autre, des autres.
Nous observons le monde, certe, de manière différente, mais serions nous capable de le regarder ensemble ?

VLM

Regarde et sens.
Regarde et ressens cet arbre où s'accrochent ces milles et une petites feuilles luisantes dans ce soleil encore timide.
Foule, de tes pieds la terre qui peut prendre l'aspect d'une prairie verte et tendre, ou, le rouge d'un sol prêt à recevoir la semence, ou, le feu d'un jaune éclatant de fleurs, de plantes offertes au rayons de soleil, ou, la beauté des herbes, des pétales multicolores translucides de rosée au petit matin.
Regarde et prends en toi cette abondance qui est le miroir de ce qui t'habite.
Sors de l'ombre.
Nourris toi de la lumière.
Nourris toi de ce qui est sain, beau et de ceux qui apportent la paix, la joie et de cet amour puissant du divin.
Sors et marche, en laissant, sans te retourner, les ténèbres de ces lieux obscurs que tu as réussi à quitter.
Sors et rayonne de ce qui brûle en toi depuis toujours.

VLM

23 avril

Honnêtement
Une tite baraque avec une tite terrasse.
Un arbre à fleurs et des prairies à perte de vue.
De la musique, des biches et des lapins et la route loin...

Honnêtement
Des rires, des chants et de la tendresse.
De l'amour, de la délicatesse
Un ciel qui se meut, changeant charriant la lumière, des gris à couper le souffle, des éclairs, des nuées...

Honnêtement
Du bleu azur, du vert tendre, des livres, des mots, des histoires à raconter.
Des caresses, du plaisir, de l'ivresse et de la sérénité.
Sans penser à chaque moment que tout peut s'effondrer.

Honnêtement
C'est ti pas un chouette rêve ça ?
Tout le monde ne rêve t'il pas de ça sur cette terre ?

VLM

#meditation de l'arbre

Chaque jour, je puise la force et le courage dans l'énergie de la terre. En profondeur, le feu.

L'humus, sa richesse, ce melange de roche, de terre, d'eau.
Monte en moi la sève.
Monte en moi la sève.

Je me déploie, je m'étends vers le ciel.
Je prends la force de l'univers, du ciel et de la lune, des astres, des planètes, de l'air, de l'air, de l'air et de l'espace.

J'ouvre mes branches.
Le monde grouille en moi.
Les petits, les grands.
Les aimants, les aimés, mes mal-aimés, Les boiteux, les chats errants, les cloportes, les gendarmes et les coccinelles.

J'attends les papillons et l'arrivée du grand condor.

VLM
Artiste : Larry Carlson

Passer sous les branches.

Je résiste à l'envie de foncer.
De fait, je n'en n'ai pas la force.
Je sens l'énergie là, dans ma poitrine
mais on me retient.

Je fais des rêves
On me parle au travers.
Certains m'échappent des mon réveil.

Ils me disent résilience.
Ils me disent de ne pas m'échapper.
De me confronter encore, encore.
Que chaque étape est importante.

J'ai l'impression d'être dans une cage.
Je me cogne aux branches.
Je veux la lumière et voler au dessus de la plaine.
Attendre.
Ainsi soit-il.

VLM


Le vent soufflait sur la plaine.
L'arbre du jardin balançait feuilles et fleurs dans son souffle.
Un rapace arriva des cieux tourmentés et se posa gracieusement sur une branche. Après un temps de repos, il aperçu le chat qui agrippait l'arbre de ses griffes.

Le chat l'apostropha : Miaou ! Et continua son ascension.
Dans sa fierté, le rapace regarda l'horizon.
Une laie sortit de derrière l'arbre où elle était entrain de gratter.
Croncroncron. Elle tournicotait autour de l'arbre, indifférente à son entourage fourrageant le sol.

Ainsi va la vie, on ne melange pas les serviettes et les torchons, les couteaux et les petites cuillères et pourtant chacun à son utilité.
Allez manger votre soupe avec un couteau !
Chacun habite, le ciel ou la terre, peut grimper, voler, transformer...
Parfois on aimerait être ! Mais nous sommes déjà !

VLM

Chagall

Vous avez vu, le soleil il est au dessus des couches !
Les linges sales, la crassouille de la vie.
Plop ! Il est sortit !

Il est fier, le soleil aujourd'hui. Il se pavane.

Hier, il a compris un truc de ouf.
Savez vous qu'il y a la dépendance affective et la co-dépendance. ?
L'autre ! Ben oui ! Évidemment !

Viens donc, toi, mon p'tit poussin avec tous tes malheurs que je t'aide et que je m'oublie dans tes limbes obscurs. 😏🥴😁

En fait, les co- dépendants s'ennuient sinon.🤢
Il leur faut des geignards, des souffrants, des drogués, des alcoolos, des malheureux, des pleurnicheurs...*

Heu...je vais peut être m'acheter une télé, une console et...
Non, ça marchera pas..🤔

Si je claque la porte aux nez à tous ceux et celles qui ont des problèmes, je vais plus voir grand monde...🤔

Je vais trouver un scan pour les passer tous au peigne fin avant.

Oui, mais si je m'ennuie...🤔😊

Je me fais rire toute seule.
Si tu t'ennuies, tu te regardes dans la glace ! 😝🥰

VLM
* C'est pas contre eux, hein, c'est pour moi, c'est pour me soigner 😏

 

Du haut de son rocher, elle se nourrit.
De la roche elle même, de sa force, de son histoire.
D'autres hommes, d'autres femmes ont contemplé cet horizon.
Nous sommes près du soleil et des astres. Mais la terre et la pierre nous maintiennent, solides.
Puiser l'énergie du haut et du bas pour se trouver, à sa juste place.
On a grimpé pour se rendre en ce lieu, enjambé les barbelés.
On a traversé des pays nostalgiques qui n'ont pu être, qui ne seront pas.
Pour redescendre, on a trouvé le bon chemin. On a débattu, on s'est soutenues.
Le camp d'Antoune comme un chemin initiatique fait de souffles et de silences.

VLM

11 avril

Camp d'Antoune


Donner.
Donner trop.
Parce qu'un jour, laissée sur la touche.
Alors donner.
Donner toujours plus.
Pour dire que j'existe.

Pardonner, je sais faire.
Mais plus donner sans recevoir.

Je viens d'apprendre le retour d'un père qui ne m'a rien donné. Qui m'a mis dans les oubliettes.
Bien…
Il lui est arrivé un truc de fou, il s'est mis dans les oubliettes tout seul.
L'univers se charge de tout.

On me demande : vas-tu aller le voir ?
Non.
Je ne lui donnerais pas une once de mon énergie.
Je lui ai écrit un mot pour lui dire que je lui pardonnais, que sûrement, il portait en lui une même souffrance pour avoir laissé une petite fille et un fils, grandir sans père.
Plus tard, il a fui son autre famille pour des chimères.

J'ai appris que la souffrance n'excuse rien.
Je me coltine des relations avec des êtres souffrants. J'ai ce fichu penchant à vouloir soulever leurs voiles obscurs pour qu'ils rayonnent de nouveau. On ne peut aider personne si celui ci ne le souhaite pas.

Inlassablement, j'ai recommencé.
"Pour toi, je déplacerai les montagnes…"
Mon cul la balayette ! ( J'adore cette expression).

J'y réfléchissais ce midi, le visage tourné vers le soleil. Je prenais en pleine face cette énergie puissante.

Vous pouvez voir votre lumière. Il suffit de le demander et de vous mettre en chemin.
Vous pouvez être aidé. Il suffit de le demander.
Vous pourrez être aimé, lorsque vous vous serez acceptés. L'amour est une eau qui se transvase d'un vase à un autre, sinon, l'un des vase demeure vide et s'assèche.

VLM


Tu as vu la chouette ?
En haut du pignon de la maison, une énorme chouette en bois.
Bien sûr, dans une si petite rue, il faut se tordre le cou pour la voir. Même pas sûre que les habitants de l'immeuble l'ait vue.
Pourtant elle veille sur eux.
Elle se prend le soleil et la lune en pleine face et fait face à la vierge, c'est vous dire si elle a des sources énergétiques puissantes !

Moi, c'est le soleil, l'eau, la lune, la beauté, les nuages, les oiseaux...

Je vais devenir impératrice. Je l'ai décidé ce matin.
Comment ? Sûrement en lâchant prise. Pis en faisant ce qui me plaît. Je crois 🤔😊.

VLM
10 avril
Photo: Eileen Leray

Focus.
Sur la beauté de la vie.
Le bruissement de l'eau, le cri du canard, la couleur du ciel, trois petits nuages.

Le soleil est déjà trop chaud dans mon dos.
On entend une fanfare au loin
Poum tchack poum.

C'est simple parfois, la vie.

VLM

9 avril

Il n'y en a qu'une et c'est la bonne.
Plus besoin de protections, de carapaces, de s'engoncer comme un cosmonaute.

Le premier pas est lunaire.
On n'y voit pas grand chose devant soi.
On y va.
On a confiance en soi et en l'univers.

Elle brille.
Elle est unique.
On ne se perdra pas dans la confusion.

C'est clair, non.
On laisse derrière soi les minuscules.
Les je bouge pas sinon bobo.

On met sa grande robe de lumière.
Notre coeur éclairera la route.

VLM

8 avril

Aujourd'hui, j'ai été m'occuper du poulailler. Je voulais m'assurer de la profondeur de chaque piquets. Si rien n'avait été soulevé, creusé, tordu.
Sacha m'aurait dit que je me donnais bien du mal pour des poules.

La blanche dormait au soleil pendant que les noires caquetaient entre elles plus loin.
Enfin..,.je ne sais pas si elle dormait. Elle ne fermait pas les yeux.
Je me suis demandé, si les poules rêvaient. C'est idiot comme question m'aurait dit Sacha. Mais Sacha n'est plus là.

Parfois, le chien jappe et gémit. Il rêve, non ?
À un bon nonos trouvé par mégarde ou au bon rôti familial, ou bien à une course poursuite avec le chien Pitou.
Mais non, il ne rêve pas. C'est juste un chien, m'aurait dit Sacha.
Heureusement, Sacha n'est plus là.

Il m'aurait dit aussi, qu'après la mort, on ne rêve plus. Que le rêve ne sert à rien. Ceux qui interprètent les rêves sont de sombres imbéciles.
Je crois que c'est Sacha, le triple idiot.

Je ne sais pas si les poules rêvent, mais celui de la nuit dernière résonne encore en moi.
Et les rêves qui résonnent sont toujours des pistes à saisir. Ils ont toujours un message à nous délivrer.

VLM

6 avril 2023

Dans sa grotte, la vieille femme touille sa marmitte. La grotte est sombre. La lumière ne vient que du visage de cette vieille femme. Sa présence est la seule lumière.
Je viens parfois la visiter lorsque j'y pense, lorsque le besoin est grand.
Celà ne fait pas très longtemps que je la côtoie. Elle m'est restée cachée depuis plus de cinquante ans.
Parfois elle s'assoit. Place ses mains en offrande comme une prière. Son petit visage ridé se plisse d'un sourire.
Quel beau sourire lorsqu'elle me reçoit !
Elle est toujours là, patiente. Elle répond peu à mes sempiternelles questions. Elle me laisse chercher, toujours souriante.
Aujourd'hui, je lui rends visite et ce n'est plus cette petite bonne femme ridée que je retrouve, ni une grotte sombre.
Une fenêtre ronde et lumineuse éclaire la grotte d'un beau rayon orangé.
Il éclaire la place de la vieille, mais ce n'est pas elle qui s'y tient.
C'est une petite fille. Cette petite fille, je la connais bien.
Elle a le même sourire que la petite vieille. Elle se chauffe au rayon unique de cette fenêtre ronde.
Elle ne se tourne pas vers moi. Elle ne sait pas que je la regarde.
Il n'y a rien à dire.
Je me reconnais.
Très vieille ou très jeune, je me reconnais.
Cette grotte est la mienne.
J'ai trouvé la lumière et toutes les femmes que je porte rayonnent de joie.

VLM

Je veux...
Suivre le chant des oiseaux.
Entrer là où leur musique m'appelle.

Je regarde ce tas de bras qui se lèvent et grouillent dans la fosse : moi, moi, moi...
Non.

C'est moi d'abord et mon chant intérieur.
Mon champs intérieur.
Ma terre.
Mon ciel.
Mon monde.
Ma peau.
Mes os.
Mes tripes.
Mon coeur.
Mon âme.
Libre.

VLM

C'est marée basse.
Des nuages passent.
Ils s'en iront demain.
Le voilier est au loin. Il ne partira pas de sitôt.
Le soleil aussi.
Profiter...du rien.

Les mains dans le sable, j'égrène les grains.
Je cherche un coquillage.
Je le mets dans ma poche.
Accroche tangible.

J'observe les alentours.
Le vent. Quelques mouettes.
Presque rien et tout à la fois.

Pas l'habitude.
Mon esprit déambule.
Il lui faut respirer.
Le mettre au calme.
Plat, comme cette eau sans vagues.

VLM
Artiste : Catherine Bisiaux

Elle aimait trop.
Elle aimait mal.
Elle ne s'en veut pas, c'est ainsi.
Elle est partie dans l'atelier des coeurs dysfonctionnés.

Elle y apprend la liberté
Elle y apprends à s'aimer.

Peut être que le risque est de ne plus jamais avoir d'amoureux ?
C'est un risque qu'elle prend.
P't'etre que son petit cœur est trop complexe à réparer ?
Elle voit bien que le réparateur tire un peu la langue sous l'effort.
Allez, là c'est un qui lui a dit qu'elle était une sacrée connasse et qui lui a serré le kiki : Un coup de bistouri.
Et celui ci qui lui a dit qu'elle était moche dès la naissance : Opération à coeur ouvert.
Ah, pis le p'tit dernier qui l'a planté à Paris, alors qu'il lui avait demandé d'y aller. Elle avait tout bien préparé pourtant.
Ben oui, faut toujours qu'elle en fasse trop celle-ci.
Allez, un boulon, des vis, elle a eu son coeur piétiné de rejet, d'abandon, de colère.
Elle pleure, ça rouille sous ses yeux.
Allez un p'tit pshitt. On essuie tout.

Bon, ma poule, je te requinque, mais pendant un p'tit temps, faut mettre de l'huile et renforcer la zinguerie en t'aimant devant ton miroir, ok ? Finis les conneries.

VLM

Chagall

Est-ce qu'un oiseau pense à l'air qui le porte ?
À la branche qui le supporte ?

L'oiseau ne tombe.
Il n'imagine rien. Il sait.

Bien sûr, il y a des jours de tempêtes.
Il y a les prédateurs.
Et parfois il se fait prendre.
C'est ainsi.

Des fois, même, un petit ver passe sous son bec et couic.

Ils savent.
Dès aujourd'hui qu'ils doivent préparer le nid.
Une brindille, puis deux, puis dix, des bouts de rien, de ch'nille. Ils veulent un nid moelleux qui portera le poids de leurs oeufs.

Ont-ils un regard vers le soleil qui se couche ?
Ont- il remarquer le changement d'horaire ?
Que nenni !
S'en fichent.

Il n'y a que moi, à cet instant, qui me dit, quelle chance, à 19h30, de laisser mon regard capturer ces ombres et ces lumières.

VLM

29 mars


On nous dit qu'il faut nous élever.
Mais jusqu'où ?
Jusqu'où pour que de leurs nids de coucous, ils ne nous atteignent plus des leurs flèches ?

On nous dit de nous ancrer.
Mais à quelles profondeurs faut-il aller pour ne pas se faire dévorer ?

On tente de trouver le juste équilibre entre terre et ciel, mais y'a toujours un couillon pour se prendre pour un champion de bowling.
Heureusement, ils ont pas un sou de jugeote et ils tirent avec un œil.

Hep ! Nous, on veut du soleil ou des bisous sous la lune. Pas de nous demander de panser des blessures grandes comme le gouffre de Veryovkina ( situé en Géorgie, soit disant le plus grand du monde selon Google - 2212 m).

Et oui, ça demande un tit effort d'aller vers le soleil. Ça demande de se coltiner ses ombres bien en face. Les siennes et celles qu'il faut aller chercher loin, loin, loin pour, en plus, s'en délester car on se rend compte qu'elles ne nous appartiennent pas.

Mais savez-vous qu'on y gagne plus qu'au loto ?
Connaissez- vous cette joie ineffable d'avoir un coeur sans entraves, de retrouver votre âme belle et légère comme un ballon d'hélium ?

Et si on essayait tous ?

Ok, la perchée, encore autre chose à nous dire ?
😑😶

VLM

La terre gronde.
Les âmes gémissent.
Les nuages s'amoncellent.
Nous nous devons de redevenir les magiciens de nos vies.

Nous devrons réconcilier la terre et le ciel.

La terre nous porte.
Nous la gratterons jusqu'à ce que nous en sentions la chaleur dans nos corps refroidis.
Et le chant du monde ondulera jusqu'à nos cœurs en berne.
Les pierres, les plantes, les arbres, les bêtes, joueront avec nous la symphonie de la renaissance.

Nous faisons partie de ce tout immense. Nous n'en sommes pas les dieux.
Seuls nous mourrons.
Tous ensemble, nous créerons.
Encore faut-il que nous sachions être humbles et revenir à notre place de co-créateurs de la magnificence en prenant soin de cette énergie vitale qui habite tout être et toute chose.

Les oiseaux le savent et le chantent par-dessus le ciel.

VLM

La petite fille s’approcha du vieux monsieur. Il était grand et maigre et son regard était vide derrière de grandes lunettes opaques.

Ce matin, sa maman avait peigné ses cheveux, et ses boucles anglaises étaient serrées en deux tresses dégageant bien son petit minois rieur.
Viens dire bonjour à Pépé Gégène ! C’était la grand-mère, qui d’une manière un peu rude, l’a poussait dans le dos.
Le pépé prit le petit visage entre ses mains. Il toucha ses yeux, son nez, palpa les cheveux et les lobes d’oreilles.
C’est Véronique.
La petite fille l’embrassa et se laissa conduire vers la pièce où les cousins cousines jouaient entre eux. Comme elle “n’était pas de la famille”, elle se mit dans un coin et se fit toute petite.

Je me souviens aujourd’hui, de ce vieux monsieur qui prit le temps, de me toucher et de me regarder de son regard intérieur et de me nommer.

VLM

Hé, pitchoune ! De quoi as tu envie ? Une glace à la fraise ?
Non ?
Quoi ?
De rêver ?
De vivre ton rêve ?

Bon...🤔
Attends, je me pose...
Ah oui, on te l'a un peu dézingué ton rêve...
Tu te souviens quand on chantait avec pour micro, le piquet de tomates ?
Ou...quand on jouait à la course aux escargots ?
Ou...quand on creusait le bac à sable pour en faire un grand bateau ?
C'est ça ?

Pas que...🤔
Ah, oui, les grands, les autres ils ont été un peu méchants...
Ils ont dis que tu étais un peu trop rêveuse, pas assez si, pas assez ça...
Toujours la deuze, la troize, pas la preum's
Ok...
Et si on devenait notre propre preum's
Qu'en penses-tu ?
C'est un peu égoïste ?
Ben tu sais, la gosse, j'crois pas.
Ça te dis de nouveau de chanter, de danser, d'écrire des âneries, d'aimer, de chatouiller, de gratter, de sautiller ?
Tu crois pas qu'il y en a qui seraient contents de le faire avec toi.
T'es sûre ?
Oui, je suis sûre.

VLM

Peinture: Miro

Repos
profond
arrêter le mental qui n'arrête pas de faire
gnagnagna et si et ça...
Rien
Ferme ta gueule.

Être là.
Se vautrer dans les draps
faire une niche sous la couette.
Rire.

Manger des trucs quand il y a besoin
Ne pas se forcer.
Boire
Et glouetglouetglou
pour éliminer ce qui reste encore
les débris, les petits restes.

S'aérer
se prendre la nature en pleine figure
laisser les oiseaux nous dire
et le chant du vent.

Réalignement
ne rien forcer.
Être.

VLM

Photos: Jaume llorens

J'ai une foi qui n'a pas de nom
Elle est mienne.

Je crois en une puissance et une énergie infinie d'amour pur qui habite chaque être, chaque pierre, chaque goutte d'eau.

Si nous avions réellement conscience de cet infini puit de résilience, de force vive, et bien, nous serions dans cet au-delà qui n'a pas de nom.

Tenter de mettre un nom, enferme.
Tenter de happer cette vérité pour en faire des dogmes, des religions, n'est pas un mal en soi, mais elle enferme, sclérose, éteind la flamme vive de cet amour sans fin.

Chaque religion détient une toute petite parcelle de vérité. Elle est une des facettes de cette grande boule lumineuse qu'est le grand tout. Elle n'a pas tord, mais trop souvent, enferme le flux, la vie qui ne peut être retenue.

Je ne sais rien et je sais tout.
J'ai la puissance divine au creux de chacune de mes cellules. Toi aussi.

En suis je consciente ? Et toi ?
Pas toujours. Il nous faut, Homme, puisqu'il nous a été donné une conscience, retrouver l'état naturel d'une pierre, d'une fleur, d'un brin d'herbe, qui seulement est.

Être.
Aimer ce que nous sommes.
Vivre notre vie d'humain en n'étant sûrs de rien.
Notre petit nombril n'est rien face à l'infini, mais nous en sommes une partie non négligeable, dont il faut prendre soin, comme de chaque être et bien de cette terre, de l'univers où nous sommes.

Nous nous devons de réparer à notre mesure, le mal fait à cet amour là.
Et il ne nous ai demandé juste, de faire notre part, de notre mieux.
Juste.

VLM

17 mars

Petite souris a trouvé un fromage
Miam mioum
Succulent !

Le lendemain
Un nouveau fromage l'attend
Quelle aubaine !

Le surlendemain
Encore !
Chouette !

Le jour d'après, elle a trop hâte !

Elle voit le fromage, se précipite et bim !
Un couperet tombe sur ses pattes.
Aïe !
Ça, c'est pas rigolo.

Elle pleurniche un petit peu,
s'en retourne à son nid.

Le lendemain, elle a oublié qu'elle avait eu mal.
Elle ne pense qu'à la douceur de son fromage.
Et pendant quelques jours elle s'en délecte les barbichettes.

Et encore une fois, et une troisième fois jusqu'à ce qu'un jour elle comprenne que ce petit jeu, est le jeu de la mort.
Ce dernier jour là, elle a bien failli y passer.

Au fond de son nid, petite souris dors tranquille. Demain, elle ira casser quelques graines et s'apercevra que la vie est belle autour de chez elle, même sans fromage.

VLM

16 mars

Viva la Vida
Et tape la galoche
Retournement et réussite
Oh que c'est beau
Nique les vampires
Il est toujours temps de
Quitter la place
Une fois deux fois dix fois
Et une dernière fois définitivement.

VLM

Belle es tu l'amie.
Toi qui prends et reçois
le tout, avec gratitude.

Tu es là.
immuable.
Au travers des années,
avec le même rire,
avec la foi de l'insondable.

Je peux tout te partager,
nos vies sont des échos.

J'aimerai être là à ton dernier souffle
ou que tu sois là pour le mien.

Merci d'être.

VLM

15 mars 2023

VAV
Je suis un mât
Alignée
droite
debout

VAV
Je suis sidérée
d'être à même
de respirer d'un souffle profond et tranquille.

VAV
C'est le résultat de mois en mois d'affrontements
de recherche de vérité
J'ai été jusqu'au bout du gouffre les armes à la main.

VAV
Ne jamais baisser les bras
il y a une sortie lumineuse au bout du tunnel.

VAV
Je te porte au ciel
pour que toi aussi
un jour

VAV
Je dors
Je ne porte plus le poids du monde sur mes épaules.
Je vais droit dans la lumière intense d'un bonheur que je me dois.

VLM
14 mars

Merci à mes enfants ( une pensée à Doudouce qui a sonné les cloches.
Merci à l'amie de Claire audience
à mes ami(e)s et mes allié(e)s du.ciel et de la terre.

Se prendre le mur
Se prendre les pieds dans le plat
Tomber
Et enfin
Regarder le ciel.
Ce que putain c'est beau.
La vie est belle et l'univers sera plus fort que nos tours de béton et nos centrales nucléaires.
Nous sommes si peu de chose.
Et nous sommes si grand lorsqu'on ouvre nos bras à l'infini.
J'ai une nouvelle fois trop donné.
L'univers m'a une nouvelle fois tapé sur les doigts et m'a remis debout sur mon propre chemin.
J'ai creusé des fissures dans le béton du coeur de pierre
j'ai semé des graines.
Advienne que pourra.
Je m'en vais sur mon chemin inondé de cette belle lumière du soleil couchant avec le mien en paix.
VLM

9 mars

 

Se faire planter
Se faire annihiler
N'être pas assez
Ne pas compter plus
qu'une simple serpillère
Même qu'une simple mouche
Peut être même que la mouche
elle compte plus.
Au moins elle fait pas chier la mouche
à appeler
pour savoir
pour arranger
pour prendre soin.
Elle est moins conne la mouche
d'attendre quelques miettes

On ne peut combattre un gouffre qu'en lui tournant le dos pour au moins se sauver soi même.

Fallait-il que les choses se répètassent pour que je conprenasse ?
Que je ne suis plus capable de

VLM

En cette #journeedelafemme
Un texte personnel, cru, avec ma vérité, dépouillé de tout esprit de vengeance.
Pour se choisir.
Lien vers le texte
A partager si vous le voulez.

De plus en plus de bacs et de carrés d'herbes sont investis à Paris comme de petits jardins.
Le magnolia est en fleur et les primevères attirent l'oeil au milieu des tours bétonnées.
Des oiseaux niches et y trouvent leur compte.
Le compostage est de mise à certains endroits, même si on dit que ça attire les rats.
Les rats doivent vivre aussi.
Malgré le bruit du périphérique et les clameurs des êtres en colère, pancartes brandies vers le ciel, la course des nuages ne cesse.

VLM

Ce que j'aime avec mon amoureux c'est jouer avec lui.
On redécouvre des tas de jeux pis on en invente.
C'est tout simple la vie parfois.
Une fleur
Un caillou
Un bisou
Un film
Une bière
Un câlin
Un bisou
Un caillou
...
Se tenir par la main
Regarder les chats et les oiseaux
Rire
Surtout
Rire.
Pis les bisous.
C'est important les bisous.

J'ai tout le temps, entre temps d'être une adulte.

J'ai toujours hâte de revoir mon amoureux.

VLM

Je suis l'arbre d'or.
J'ai survécu aux incendies de ma vie.
Il m'est demandé de ne rien vouloir retenir.
De ne pas aller chercher dans les cendres
à coup de pelle
ou en creusant de mes mains nues.
Ce qui reste, ressortira lui même.
Mais surtout,
la vie renaît à mes pieds,
autour de moi
et ce n'est pas de mon fait.
Je ne peux pas tirer dessus pour que ça pousse plus vite.
J'ai semé.
J'ai pris tous les paquets de graines où il y avait marqué AMOUR, PARDON, DOUCEUR, JOIE
et plein d'autres aux noms joyeux et quasi illisibles dans ma boîte de résilience
et j'ai semé.

La pluie, le vent, le soleil, la terre, sont incontrôlables.
Le semeur se doit d'être patient.

L'arbre d'or se doit de se reposer,
de se nourrir des éclats de soleil et de lune,
de faire remonter de ses racines,
la force.

VLM
Photo : l'arbre d'or de Brocéliande

Tu te mires.
Tu dis que tu es amour et pourtant
ton coeur est verrouillé à double tour.

Entends tu le son de ma voix ?

Hou, hou, je suis là !
Il ne me revient que le sifflement des milans dans le ciel.

Tu ne connais même pas mon nom.
Tu ne m'appelles pas.

Tu plonges le regard dans ton propre abîme.
Ton puit sans fond.
Plus rien n'existe d'autre.

Je suis là pourtant
près de toi
Ne sens tu pas ma présence ?

Je suis
moi aussi
reflet de l'âme
miroir du son.
Je suis.

Je suis
coeur et âme
offrande.

Je suis.
Je renvoie
de la vibration
et des ondes.

Je suis née pour déverrouiller les coeurs cassés
remonter les mécanismes oubliés.

J'ai un nom.
Écho
je suis.

Tu es libre de plonger
ou de me regarder
de dire mon nom
et de tendre ta main.

Je la prendrai doucement
et nous irons sur le chemin.

Dresse les yeux vers le ciel.
Regarde la course des nuages.
Les milans volent haut aujourd'hui.

VLM
Peinture John William Waterhouse

Tout nous paraît bien lisse à la surface.
La beauté des lignes balayées par les nuages.
Le monde du ciel happe mon regard.
L'horizon est ma route.

Dessous ?
Je sens bien que ça gronde.
Sous les tumulus peut être y a t'il des navires, des trésors, des morts qui furent des vivants remplis d'espoir.

Dessous, c'est la force.
Ce qui nous lie, nous relie, nous tient debout.
Le monde ancestral.

L'au-delà appelle.
Et le dessous équilibre.
Nous marchons en lisière des deux mondes sur la crête. Les bras ouverts pour ne pas tomber ou prêt à nous envoler.

VLM

De quel air es-tu fait ?
De celui que brasse les moulins à vent ?
De quelle eau es-tu faite ?
De celle qui stagne au fond des marais ?
Peu importe.
Tu es.

Le type court pour échapper à ses agresseurs et toute sa vie, de peur, il ne cessera de courir.
Massamba, arrête toi.
J'aurai voulu essuyer la sueur sur ton front.

Elle accourt, son cancer en bandoulière.
Sa fille fait du théâtre. Vous comprenez, c'est une artiste ! Et puis, c'est ma fille. Il faut bien que je l'aide jusqu'à découvert.

Tu es seul et tu envahis la pièce de ton ennui. Tu aimerais juste entendre le rire d'une voix amie. Tu engloutit pour te remplir. Tu finiras bien par éclater, non ?

Mais de quelle eau sommes nous fait ?
Liquidez-moi de cette sombre réalité où nous tendons si mal la main.
J'ai dit non à une carte de bus pour ne pas être envahie de demandeurs de cartes de bus.
Tu choisis : entre la carte de bus ou ton aide alimentaire. Tu choisis de bouffer ? A ben t'iras à pied.
C'est pas si simple, bien sûr. Y'a une histoire derrière.
Mais je me mets à la place de cette mère.
Je suis faite de la même eau.
Je suis faite du même souffle.
Et ce soir je m'endors tranquille.
Je ne culpabilise pas, non, mais j'ai conscience de ma vivance et de ma chance de ne pas avoir à mendier une carte de bus.

On me dit, des fois, qu'ils exagèrent, de frapper à toutes les portes. Mais que ferais tu, toi si tu avais faim ?

Le petit mec, aujourd'hui, qui est venu demander, ça fait un mois qu'il ne bouffe que du riz, parce qu'un trou du cul de patron d'intermarché a voulu l'exploiter et qu'il a dit NON.
Il a perdu 7 kg le p'tit mec.

De quel air suis-je fait pour que les moulins continuent de tourner, pour que le blé devienne pain et que le pain soit partagé ?

De qu'elle eau suis-je faite pour abreuver cette soif de justice et de fraternité ?

Un petit brin de paille qui dérive au gré du vent.
Une brise, une goutte d'eau, une brume, un ciel d'orage, un océan.
Tu es.

VLM
Peintre : V.Van Gogh

Les rêves....
Cette nuit j'en ai fait un chelou sur un chat d'un gars que j'hébergeais bien gentiment.
Le chat faisait pipi partout.
J'ai une sainte horreur de l'odeur de pipi de chat.
Mais bon, qui aime ça ?
J'essayais de le mettre au dessus d'une litière. Mais le chat, c'était comme s'il avait une fuite. Ça coulait, ça coulait.
Je me suis réveillée. Depuis, je ne dors plus. Donc je finis ma nuit à vous écrire ce texte de ce rêve pas très glamour.
Je sais d'où me vient ce rêve. Je suis entrée récemment dans une maison où ça sentait fort le pipi de chat.
Je me suis demandée si les gens avaient de l'odorat ?
On me dit: on s'habitue.
On peut s'habituer à ça ?
L'enfer.

Je me suis réveillée et j'ai trouvé ma solution. Dire au type et à son chat pisseux de trouver une autre crèche.
On trouve toujours la solution quand on se réveille.

Peut être que le monsieur à qui j'ai emprunté la photo, ne va pas comprendre le lien avec le texte.🤔
J'ai beaucoup aimé cette peinture, n'allez pas croire le contraire. ( Je ne partage que ce qui me touche). Elle me fait penser au monde du rêve et ce qu'il nous en reste chaque matin.

En effet, ce n'est pas la teneur du rêve qui compte.
C'est cet état entre ce qui pourrait apparaître et qui reste dans le brouillard.
Le monde des rêves reste un monde flou, incontrôlable. Il ne nous en reste souvent que des petits bouts dont on ne sait que faire.
(Du pipi de chat pour aujourd'hui 😏, c'est bof)

VLM
Peinture Pascal Pihen

On me dit
T'écris quand même des trucs dur.
Est ce que ça va ?

Ben, écoutez,
oui, ça va.

Dans votre tête, c'est toujours linéaire ?
C'est l'horizon plat avec le soleil qui se lève et se couche chaque jour ?
Whaou !

Heu, moi c'est pas ça...🤔

Alors, oui, j'avoue, je sors juste de 3 années durailles.
Comme me disait un ami
Moi, à côté de toi, j'ai un passé léger...

Comme qui dirait
J'ai gravis la montagne et je suis redescendue de l'autre côté en glissant un peu sur les fesses.
Bah évidemment, j'ai quelques bleus où j'pense et de la poussière sur le froc.
Alors, je fais attention où je m'assoie et parfois je fais Aïe. Normal quoi.
Mais, moi, ça va.
En fait, on me dit que je viens de dénouer un noeud karmique, un truc vieux, ancestral, qui plombait l'atmosphère.
C'est d'la balle que ça tombe sur moi, pas vrai ? 🙄😏

Bon, trêve d'écriture sardonique...
Je marche à nouveau dans la plaine.
Le vent balaie le ciel.
Si il pleut, je me trouve un petit dolmen en bord de route où on peut se tenir à deux.
Parce qu'à deux, c'est mieux.
Et puis parfois je suis seule, mais j'ai appris à me reposer et puis avec moi, j'ai les mots.

VLM
#ecriture #spiritualite
Artiste : #ericnieder

Je suis baba
devant la pierre.
La force de la pierre.
Sa ténacité.

Elle résiste longuement aux avaries.
Elle se laisse pousser, rouler, effritée.
La végétation s'immisce, tente de la recouvrir.
Tendre, elle se laisse faire.

Mais elle est là.
Surplombant le temps.
Base de nos fondations.
On peut compter sur la pierre pour s'assoir et se reposer, nous rendre la chaleur de la terre et du ciel, nous protéger.

Chaque fois que je vais dans un nouvel endroit,
je prends, dans ma main, un morceau de pierre de cet endroit.
J'en puise l'énergie.

VLM


Rendre de ce qui nous meut
Par des mots, des coups d'pinceaux, une arabesque...
notre humanité dans son essence.
Ne pas nous prendre pour la 8eme merveille du monde.

Le ciel est le ciel
Les nuages passent.
L'herbe redevient tendre
Le soleil et la lune continuent leur show.
Tout celà vit
Le moindre caillou est constitué du vivant.

Nous ne sommes que de petits rabougris.
Mais nous sommes aussi, puissants, car il nous a été donné le pouvoir de créer.

Il nous est demandé d'embellir le monde, chacun à notre mesure.
Il nous sera demandé :
Qu'as-tu fais, toi, pour embellir le monde ?

VLM
Vincent Van Gogh
Pont sous la pluie

Marcher
avec légèreté
c'est pas le plus grand fort de mes voisins.
De 5h du mat à minuit ils cavalcadent dans les escaliers.
Ils font un concours à celui qui les usera le plus vite
ou à celui qui dégondera la porte le premier.

Faudra dire aussi à la proprio que c'est dommage d'avoir fait de si jolis travaux mais d'avoir oublier d'isoler les planchers. L'eau gèle sur mon parquet. Et lorsque je mets mon froc le matin, j'ai l'impression d'enfiler un frigo.

Bon, c'est pas pire que l'OPAC qui détruit de vieux immeubles et reloge des familles dans des passoires thermiques. Elles payent 800 balles tous les 2 mois en plein hiver en se chauffant à 17°.
Du coup, elles se chauffent plus.

Ah ben dique donc, c'est pas très poétique ce que tu écris aujourd'hui ! ( Imaginez-vous Bourvil qui parle )

Comme je suis un peu dans la ralouillerie ce soir et que j'en ai une jolie liste pour mon ex, la notaire d'Allegre, la gynéco d'Issoire ou celui de l'hôpital du Puy (et j'en passe et des meilleurs), je lève une patte et je jacasse.
Je m'en va à la pêche à la grenouille pour chanter avec elle "Croa moa je t'adÔre mon Diyeuu !"
Moa aussi mon Eros préfericos. Fais moa l'AMUUur, pas la guerrreu !!!!
Aïe aïe tchic tchic tchic aïe aïe aïe !

VLM

Ce matin
7h30
je croise Maria.

Maria me croise
et me prends dans ses bras
2 fois
elle me serre.

Rayon de soleil
auquel je vais repenser
toute la journée.

Chaque personne est un cadeau
tu es un cadeau
et j'en suis un
aussi.
Merci Maria
d'avoir été le mien aujourd'hui.

Justesse et justice.

Oiseau ailes repliées
cherche nid douillet pour se réparer
sans se poser de questions
sans avoir à attendre chaque jour
une pitance de mie mouillée dans du lait.

Fluidité.
Ce qui est fluide coule de source.

J'ai demandé à la source
d'extraire de ma terre la racine qui me vrille l'âme et le corps.
Celle qui l'entrave et m'empêche d'être libre.
Je la vois lorsqu'au kiné j'essaie d'écarter les bras.
Je vois cette racine profonde qui ne m'appartient même pas.
Je tire
Je tire.
Mais on me dit
Laisse, ce n'est pas de ton ressort.
Concentre toi sur la lumière.

J'affronte mes peurs, je pleure de ne pas être assez et de trop donner.
Je voudrais être humble et forte à la fois.
De tout celà, je baisse les bras.
Justice et justesse.
Peurs infondées.
Aller vers la lumière c'est affronter ses ombres
ses bassesses, sa vulnérabilité.
C'est plonger, mais aussi
penser à remonter.

Merci Maria de m'avoir serré dans tes bras.

VLM

Le coeur est vert tendre, le vert de la renaissance.

Hé là ! Tu me dis que le coeur est vert ? Tout le monde sait qu'il est rouge !

Ah, bah, comme tu veux tu choises. Pour moi, il est plutôt vert.

Un jour, j'ai rencontré un homme violette et tout de suite j'ai pensé à ma mémé, car c'était son odeur.

Il y eut un matin, le sunrise d'une aventure ascendante, la naissance d'un amour plein et ça tombait bien car il aimait les Arlequins.
On s'envoyait des coeurs rouges comme tout le monde, des gros et des minuscules.
On ne se sentait pas ridicules. On s'aimait.

C'est alors qu'on a glissé sur une plaque de bleu pétrole, peut être parce qu'on avait fumé trop d'herbe folle. Et voilà que là-haut, les fils de nos coeurs rouges se sont tous empêtrés. Ça a fait des nœuds bien serrés. On a eu beau tirer doucement, tout doucement pour les désemmêler, il a fallu les casser pour s'en tirer.

Oui, mais le coeur vert ?
J'y viens !

Je me suis assise dans mon chez moi. J'ai fermé la porte à double tour et j'ai laissé le noir m'envelopper tout autour.

Il y eut le sunset juste avant le déclin et je gardais cette lueur couchante comme unique couleur lancinante.

J'ai retenu mon souffle longtemps en apnée de tristesse puis j'ai inspiré fortement.
Puis expiré. Comme un énorme soupir, (pas comme lorsqu'on souffle la bougie) et j'ai recommencé encore, encore, encore, encore et encore.

Et petit à petit les autres couleurs ont réapparu.
Le rouge des profondeurs de la terre, du magma, du premier jour, de la naissance.
L'orangé de la jouissance, du désir de vivre qui revenait.
Le jaune de la confiance comme celui du mimosa relié à cette odeur inoubliable et tenace.
Et le vert, le vert du coeur. Celui, transparent comme l'herbe et la feuille, laissant passer le soleil qui nourrit. Où l'on peut s'allonger et se laisser bercer.

Là, j'ai recommencé à me tenir debout et à regarder vers le haut et voici le bleu du ciel.
Je me suis remise à chanter et le bleu, le bleu indigo de la nuit profonde sous les étoiles m'a fait danser.
Et de nouveau la vie,
ce que je suis,
cette multitude de couleurs.
Parce que, oui,
il y eut la pluie,
sous un ciel plomb, l'orage, la grêle et le tonnerre….
Puis, tout bonnement,
juste,
un rayon de soleil.
Et sur la route,
j'ai arrêté la voiture,
je suis sortie
Il y avait cet arbre
dedans, ça fourmillait de vie.
J'ai retrouvé la douceur de ses mains et la bonté la douceur recroquevillée dans un coin.
J'ai soulevé le drap rose paillette *
Je me suis couchée contre son ventre doux et chaud.
Tu sais j'ai envie d'aller loin.
Plus loin ?
Encore plus loin.

Quoi ! C'est fini ?
Ben non y'aura la suite plus tard, j'suis pas devin !
Et le coeur 💚????
🙄

VLM
Chagall l'arbre de vie
* Clin d'oeil à Jojo

Le temps passe.
Les châteaux s'éboulent lentement.
On restaure quelques pans,
qui, seuls sur leurs monts
en imposent.
Ils guettent de loin leurs adversaires
Polignac ou Mercoeur
Ils jubilent du moindre éboulement
Ainsi le monde est fait.

Plus de chevaliers
de dames à sauver.
Les villages en contrebas, se meurent.
Reste des ombres et les personnes âgées.
Les jeunes passent en touristes.

Revenir sur ces terres sans nostalgie.
Le grand exercice du moment étant de se centrer sur le présent.
J'entends bien la voix de mes petits orphelins de jeu me souffler des bêtises à l'oreille. Mais ils se sont egayés sur d'autres terres.
Je tiens la main de mon preux chevalierJolan et de l'autre, il tient son épée de bois.
Petite silhouette contre le pan du haut mur.
Gardien d'un futur en point d'interrogation.

C'est un lieu dont l'énergie m'apaise.
Là où l'azur surplombe les brumes.
Là où le milan défie les cimes des pins de son sifflement.
Là où je retourne parfois pour faire un voeu.

VLM

Tôt ou tard
on va s'envoler.

Je ne sais pas vous, mais moi, j'ai hâte.

Il paraît que le vol est en nous.
Que nous en avons le souvenir ancré.

Moi, j'ai toujours rêvé de voler en nageant
Je brasse l'air.

En ce moment, je me prépare au grand voyage.
J'essaie d'aimer les gens et le monde comme ils sont en conscience
En regardant chaque chose dans leur quintessence.
Je me frotte à mes limites, à mes impuissances.
Je vois ce qui me heurte. Je me sens caca pas prête de voler.
Genre : plutôt piqué, retour et écrabouillage dans la bouillasse.

Je vais chercher ceux qui se sont déjà envolés.
Je les rappelle, un par un.
Bon, ok, j'ai pas été très cool avec toi.
On reprend le contexte tous les deux. Parce que l'autre non plus, pour lui c'était pas facile.

Des fois, je me repose.
Seule.
Et j'imagine que je vole.
Ça doit être merveilleux.

Des fois je me repose
entre tes bras
Je suis bien.
C'est doux.
Comme dans du duvet.

Et pis des fois
Je vais à la manif et je fais des crêpes pour Jojo.
Et c'est très bien ! 😊

VLM
Photo : Jaume Llorens - Fotografies 

Ce pot de soleil, c'est mon quotidien.
J'ai la chance inouïe de vivre, de travailler avec des personnes extraordinaires.
Des gens debouts.
Ils se tournent chaque jour vers le soleil pour en suivre sa course.
Ils rayonnent de sa chaleur autour d'eux.
Ils ne ménagent pas leur temps et se battent pour une seule chose.
La justice et l'amour.
Ils se lèvent chaque matin et se couchent chaque soir en espérant faire et avoir fait de leur mieux.
Ils croient en moi et c'est bouleversant.
Merci.

Ce que j'aime
c'est l'ivresse hors du monde
tout en sachant que tu me tiens.

Ce que j'aime
c'est laisser le tourbillon
me transporter comme une feuille vers le ciel.

Ce que j'aime
C'est de laisser gens et lumières
devenir rires lointains et chimères.

Ce que j'aime
C'est me laisser pénétrer par les sons
entre tes mains et ton regard.

J'aime la pulsation.
J'aime le tendre.
J'aime la vibration.
J'aime ce qui tremble.
J'aime le fragile.
J'aime le doux.
J'aime le subtil.
J'aime la joie
de nos 2 coeurs
J'aime leur danse.

VLM
Dessin: Salvador Dali

C'est drôlement raide
de regarder sa sombritude dans les yeux.
Ah ben voilà, t'a encore fait des tiennes !
Grosse patate va !
Elle est où ta lumière, là ?

Merdouille de merdouille.
Va falloir me redresser ça vite fait !
Prendre des mesures draconiennes.

Moi, j'aurais voulu être un ange.
Avoir tout parfait.
Les bons mots
L'amour pour tous
L'équilibre
Ne jamais faillir.
Caca prout
J'y arrive pas 😤

J'ai envie de me mettre des baffes à tour de bras.
Des excuses, j'en ai bien.
C'est comme les miettes au fond de la poche, on en a toujours.
Je vais aller m'coucher.
Y'a que ça à faire.
Mettre la tête sous l'oreiller et s'cacher.

VLM
PS: j'espère que je vais faire un joli rêve de nuage Chantilly porté par une tige printanière. ( Ça, c'est juste pour faire un rapport avec la photo 😝)

Hier, c'était ma fête.
On ne me l'avais jamais vraiment souhaité. Pis cette fois, j'ai eu une cohorte de bonne fête Véro.
chouette !
Peut être parce que j'assume mieux qui je suis ?
J'sais pas, j'ai pensé à ça.
Mon corps, je me suis enfin dit, faut faire avec.
Mon prénom, je me suis toujours dit que c'était un prénom de surface, comme mon corps. Ça ne matchait pas avec l'intérieur.
Mais je suppose que c'est un sentiment universel.

Hier, j'étais avec mon amoureux.
J'étais drôlement bien.
Avec lui c'est comme si
Comme si on f'rait mine que
Comme si youpala la vie
Mon corps exulte et mon coeur est en fête .

Hier, la vie m'a quitté, d'un seul coup, d'un seul.
J'étais là. Je me suis sentie aspirée.
Ca n'allait pas du tout, du tout,
J'ai eu le temps de me dire, non pas là, pas maintenant. Et puis je me suis réveillée avec mon amoureux trop mignon, mais totalement paniqué au-dessus de moi.
J'étais déjà en train de faire un rêve doux coton et je suis revenue dans mon corps tout faiblichon.
Il lui a fallu du temps pour accepter de revenir.

En fait, la bascule est hyper rapide.
En quelques secondes on passe de la terreur à l'extrême douceur.

La vie...
C'est pas facile facile
C'est même drôlement caca des fois.
Je vais continuer de la vivre au mieux en ne me prenant pas trop au sérieux.
De ne rien vouloir retenir. Au-delà, nous n'avons besoin de rien.

Je me suis dit que c'était une chouette fête.
Je vais célébrer cette vie, ce corps, ce prénom avec ceux que j'aime le reste du temps qui reste.
Alors, roule, ma poule, on y va !
Comme dit celui qui me suis de près :
Profite du paysage.

VLM

Les hiéroglyphes du béton
tracent
l'attaque du ciel.
Sang et neige
ont creusé le bloc
et du pont Baccarat
ils s'écoulent en Dolaison.
Trop tôt le matin
Trop tard le soir
Trop de nuits
Trop de jours
Le trop plein fait boum
Ça craquèle l'asphalte du coeur
l'envie de bonheur.
Je me fane
droite comme une carotte
flairant
la présence du ciel.
Mes ailes veulent se déplier
en finir avec la capsulite rétractée
J'essaie
Je fais ce que je peux
Je me mets tout au bord
Je me déploie
J'ouvre les bras
J'happe le ciel
Je ris à gorge déployée
J'aime encore
Très fort
Mais au fond
Je suis assise sur un tumulus.
Je me recouds tant bien que mal du dedans.
J'ai besoin de rires, de fulgurances, de surprises et de chants, pas de silences, non pas de silences.
Je ne parle pas du silence de l'ange qui passe, celui qui allège.
Je parle de ceux qui enterrent, enferment dans le rien.
Qui n'ont pas lieu d'être lorsque l'on s'aime bien.
Envole moi comme dirait l'autre.
Envole toi, j'me dirais, allez, un p'tit coup d'ailes de rien du tout, c'est pas difficile, s'pèce de phénix tétraplégique !
Décolle !
VLM
2 février 2023
Battre le pavé
Et Dieu sait qu'il y en a au Puy en Velay !
Surtout lui !
Faut toujours qu'on essaie de l'atteindre dans les cieux.
Et toujours pour l'atteindre, grimper.
Alors, qu'il est sûrement là, tout petit, entre les pavés où s'usent nos souliers.
Bah !
Pétards et fumées
Pouet pouet et mort de la retraite.
Macron tête de c** en cortège.
J'pense à mon ami, si heureux de ne plus travailler et mort six mois après.
J'me souviens d'ma mémé qui m'disait :
Pense à ta retraite !
J'avais 18 ans.
Je lui ai ri au nez.
Maintenant je bats le pavé.
VLM
31 janvier 2023


J'ai gagné d'un cheveu.
C'est drôle d'écrire un cheveu sans x.
C'est rare.

Je joue maintenant.
Avant je jouais pas, je faisais la vaisselle, je m'occupais du prochain repas.
Je disais que j'aimais pas.
Je pense que je ne m'en donnais pas le droit.
Si je jouais, qui s'occuperait du reste ?
Personne ne s'occupait du reste, du moins, je le pensais.
Si je n'avais rien fait, est ce que tout serait parti à vau l'eau ?
Se croire indispensable, mauvaise pioche.
Prendre tout sur son dos. Mauvaise pioche.

J'ai essayé.
Les deux dernières années, j'ai essayé.
J'ai lâché prise. Rien. Je suis partie.

Mais maintenant je ne dépends plus que de moi.
Et maintenant j'aime ça. Jouer. Prendre du temps pour.
Ce petit truc juste en démarrant la partie qui nous fait comme une régalade et au tout milieu, ce qui nous donne envie de mordre et de gagner...
Puis le moment où on lâche prise, quand on perd et même si ça fait un p'tit peu mal au bide, partager la joie de celui qui gagne.
Et si on gagne ? On est juste content, on a envie de rejouer.

Aujourd'hui, je pense à moi et je lance les dés.

VLM

 30 janvier 2023

J'veux être riche
de tendresse et de gratitude
de levers paisibles et joyeux.
Pas besoin de téléviseur qui mange toute ma pièce et emporte mon cerveau, je veux aller boire les gouttes qui tombent du ciel et me rouler sous les étoiles.
Pas besoin de plus, encore plus, j'veux m'extasier et rire de ce qui nous entoure, profiter de ce qui est.

Le bonheur est dans mon lit, là au chaud.
J'y suis bien, c'est dimanche, je profite de traîner. J'ai une chance immense d'être là où je suis, maintenant.
Je vais prendre mon livre, mon petit déjeuner, je vais m'étirer, danser, dire oui à ce qui vient, dessiner, écrire, lire, finir une série captivante, aller me promener dans les rues, regarder le ciel.
Gris ou bleu, il fait le temps qu'il faut.
Accepter ce qui est.
Je vais rire de moi, des autres, je vais penser à toi et t'envoyer des baisers.
Ce soir.
je souhaite dire merci.

VLM
Photo : Jaume Llorens - Fotografies

29 janvier 2023

Alors c'est comme si
le monde était glacé autour.
Y'a du bruit, ça bouge, les gens meurent, vivent, font des gosses, la guerre, manifestent, travaillent, s'exaspèrent...
Ça fait ce un bruit sourd, lointain.
Et à l'intérieur,, au chaud, on sent bien que quelque chose se prépare...comme si...
Comme si on nous préparait une fête, mais qu'on nous a laissé derrière la porte en nous disant :
- tu rentres pas hein, tu rentres pas.
On est en lisière
On ne veut rien gâcher, alors on reste là où on est
On patiente


Hier j'ai écris un texte long comme le bras sur l'état d'être mère.
Je m'y suis emberlificotée.
J'ai rajouté, biffé. Je voulais trop être juste. Avoir les mots justes.
Hier, c'était l'anniversaire d'Abi.
Elle aurait 27 ans.
Je me suis souvenue de cette naissance et de toutes mes naissances.
Je ne vais pas revenir sur ce texte. Il est le texte d'une expérience de mère. Il est au chaud dans mon drive. Et il y restera.
( D'ailleurs, je vous conseille fortement la vidéo que j'ai mise précédemment de Chantal Rialland sur ce sujet et d'autres)

Je pensais à ces centaines, ces milliers ( peut-être) de textes écrits.
Mes tiroirs réels et virtuels sont remplis de ces textes.
Si quelqu'un ne sait pas quoi faire et n'a pas besoin de gagner sa vie, j'ai un joli tas de trucs à lire et à trier, à relier, à corriger, à mettre en forme.
Ahaha. J'imagine bien tous les candidats que je vais avoir.
Franchement, si j'avais les sous. Je paierai quelqu'un pour ce job.

Bref ! Comme disait pépin.
Peut être que je devrais mettre une annonce sur jeveuxaider.gouv.fr (c'est là où je trouve tous mes bénévoles pour mon job.)
Une personne retraitée qui aime les mots tordus.

Help ! J'écris et je passe mon temps à bosser !
Help ! Le reste du temps j'essaie de vivre un peu !
Help ! J'ai besoin de temps à vivre pour avoir quelque chose à écrire !
Help !
Peut être devrais je arrêter d'écrire et juste vivre pis travailler.
Ou juste écrire et vivre ou juste travailler et écrire.
Ou juste vivre pis c'est tout.
Ou....
🤔

En fait, en écrivant ça, j'ai eu une idée.🙏😊

VLM
J'ai mis un visuel qui n'a rien avoir avec le texte. Mais c'est une jolie photo tout de même 🙂

 

On f'rait mine
Qu'on n'est pas des grands
On mangerait des biscuits tôt le matin et on resterait couchés toute la journée à jouer, à regarder des films, à lire des bds, à se faire des chatouilles.

On construirais une tente
Pis sous la tente, on emporterait tout not'bazard
On sortirait juste pour faire pipi.

On s'dirait qu'on a envie d'aller à la piscine.
Juste faire trempette dans les bulles et s'assoir en tailleur bien au chaud sous un nuage de vapeur.
Mais on aurait la flemme.
On regarderait la neige tomber en pensant au désert et à Théodore Monod.

On aimerait se tenir par la main,. se blottir contre l'autre pour éprouver sa douceur.

Le lendemain,
on f'rait mine d'être grand.
On se lèverait, on f'rait tout pareil pour être bien prêt.
On fermerait la porte.
On descendrait l'escalier.
On irait dans la rue.
On marcherait prudemment sur la neige.
On ne pourrait s'empêcher d'essayer d'attraper les flocons avec la langue.
On se prendrait pour une géante au-dessus des toits du monde.
On essaierait de tenir le rêve le plus loin possible en fermant encore un ti peu les yeux.

VLM

La magie dans nos vies tient à peu de chose.
Il faut la laisser faire.
Il faut croire qu'elle puisse s'immiscer là où on ne l'attend pas.

J'ai déjà parler du souffle du vent, du tremblement d'une feuille d'arbre, mais aussi le rire de Dama, cette jeune sénégalaise venu faire du bénévolat.

- Mon mari, il me dit : tu vas aller faire du bénévolat chez les catholiques ?!?
- Mais tu as un ballon à la place du cerveau, toi, mon gars ! ( son mari est footballeur professionnel).
Et elle part dans un grand éclat de rire.
Dama, elle veut aider les gens, c'est tout.

Moi, ces instemps précieux, je les aime.

Ce matin, à la manif, j'ai croisé des tas de gens souriants. Et le soleil est venu un peu réchauffé nos petits corps et coeurs gelés.

Ce livreur de chez Dartouille qui s'est coupé la main en essayant de toute ses forces de trouver une solution pour brancher ma nouvelle machine à laver. Il n'a pas réussi, mais il a essayé. ( On lui a mis un ti pansement 🙂)

Ces 2 hommes à l'atelier d'écriture, l'accompagnant et l'accompagné, qui ont écrit de très beaux textes sur leurs prénoms.

Les petites choses d'un jour.
Ces petites choses à accueillir.

VLM

Aujourd'hui, j'écris pour toi.

J'ai rêvé de toi ce matin. Nous nous enserrions dans les bras l'un de l'autre mais pas jusqu'au toucher. C'est nos lumières qui se touchaient.
C'était très lumineux et très doux.

Je ne savais pas que je pouvais jouer d'un instrument.
Pourtant, lorsque nous faisons l'amour, j'ai l'impression de devenir un grand musicien.
Je caresse mon instrument qui vibre sous mes doigts. Les rythmes changent, le tempo varie. C'est très beau et très doux.
Lorsque tu prends la main sur la musique, je laisse sortir mon chant.

J'aime.
J'aime te regarder être.
J'aime ta présence.

Bien sûr, tu me fais rire et tu m'enchantes. Mais au-delà de ça, juste être près de toi.

Peut être n'y crois tu pas.
Peut être penses tu que j'hallucine.
Ça fait presque trois ans que je ressens ce mélange de douceur et d'étonnement. Je ne sais pas faire autrement que de te le dire, de vouloir le vivre et puisque tu es souvent loin, de te l'écrire.

VLM

Je retrouve cette photo.
C'est difficile de se montrer.

Je vous l'ai déjà dit,
depuis quelques temps, je me regarde dans la glace et je me souris.
On n'y peut rien de son physique !
Ca fait partie de ces choses qu'il faut accepter.
J'avoue, c'est pas simple...
Il m'a fallu cinquante ans.

En fait, quand je me regarde dans la glace, sourire,
c'est mon âme que je vois au travers de mes yeux et mes rides rieuses.
Je vois les années passées, les bébés portés, les joies, les peines, les erreurs, les plaisirs, les souffrances, les combats, les élévations. Et c'est putain beau, ça, non ?

J'aime les gens, ils me touchent.
Pas par leur beauté physique.
C'est fadasse, la beauté plastique.
Mais l'âme...
C'est Whaou ! Au-delà de tout !
Je comprends les achats compulsifs du diable ! 😈

Le corps, c'est l'enveloppe,
Faut en prendre soin.
Le bouger, sans excès.
Manger, sans excès
Le laver, sans excès. Tout sans excès, c'est simple, non ?
Le physique, c'est surtout chouette quand t'a pas trop de bobos qui font mal.

L'aimer chaque jour, l'ancrer sur cette terre. Puis, un jour le quitter.
Bye,bye, le corps de crotte de bique ! Tchao !
On regarde ça de là haut, on est beaux, lumineux,
Pis des fois, au bout d'un certain temps, pour certains, on nous rappelé à l'ordre :
- hep ! Toi ! T'es pas trop fini tout de même. Faut que t'y retourne !
Quoi ???? Tu t'égosilles ! Retourner dans ce trou à rats ? Merdouille !
Heu...je peux choisir l'enveloppe ?
Quelle enveloppe ?
Entre le crapaud et le corps de Beyoncé...c'est possible ?
Ah non, je vois à sa forme éthérique que ce n'est pas possible.
En fait, avant de partir se glisser dans notre futur déguisement, on choisit les âmes de ses futurs parents. Ah, tient, là, on risque bien de se mesurer à ce qu'il nous reste d'andouillerie, et eux vont peut être devoir se challenger un peu avec notre cas....

Et pis, t'as les chanceux ! Qui deviennent, des guides, des anges, des lumières dans le ciel, car, ça y est, ils ont fini leur périple. Gnagnagna...
Alors, avant de partir, on leur dit : Hep ! Les gars ! Deconnez pas. Vous nous filez quelques coups d'pouces lorsqu'on sera en bas ?!

T'inquiètes biquette...
Va donc voir en bas si j'y suis.

VLM 

Yapakoistirélanouille

Esseque ? Dis l'indécis
Épourkoipas ? Dis le fou
Fovouar...dis le sage
Madrededios ! Dis le pessimiste
Yapadekoistirélanouille... Dis le septique
Cèkoilerapor ? Dis le cartésien
Cevressa !!! Disent ils en coeur

Ok, rien à voir avec c't'image. 🙄 Dis le conteur

Messi, Messi ! Dit le religieux
Abon ??? Demandent ils encore.
Cémerveyeux ! Disent les amoureux.🥰😘😍❤️

VLM

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent"
Albert Einstein.

L'impression aussi d'être dans un monde sans fin. A chaque fois, la même chose se produit. Et à chaque fois je me suis mise la rate au cours bouillon. Inlassablement, le film se répète, jusqu'au jour où....
on ne sait pourquoi, en soi, quelque chose change, comme le cran d'une horloge qui avance, clac, et ding dong ding Dong ou coucou coucou...voyez le truc, le petit oiseau sort de son trou ou c'est la cloche de Big Ben ( celle où Renaud fait tin tin tin, juste après.).
15 fois, on a dit : ça suffit ! et à la quinzième, pfffttt, ça marche.
Pourquoi ?
Sûrement parce qu'il est temps.
Ding dong ding dong dong dong ding dong

VLM

Ce matin je veux m'élever
guérir de mes maux
par les mots prendre l'escalier de secours.
Je sais bien ce qui me retient

Imaginez ma tête et mes tripes ouverts en deux.
Prête à intégrer la force, l'équilibre des polarités, l'illusion de ce monde et sa beauté.

Imaginez que je sache, instinctivement, que je sache.
Que je ne puisse vous l'expliquer.
Que je sache ce qui est.
La réalité, l'illusion et cette lumière qui vient d'en haut.
Imaginez que je vois tout ça et qu'il faut que je fasse avec. Ne rien connaître, mais ressentir.

Imagine quand je te regarde.
Je connais tes ombres.
Je sais que je ne peux compter sur rien si ce n'est que mes sens.
Je vois la lumière te traverser, toutes les possibilités avalées par l'ombre.
Je pointe le doigt vers la lumière.
Regarde...je ne sais rien mais je vois.

Je reconnais mon impuissance car nous avons ce foutu libre arbitre.
Ce serait plus simple de pouvoir enfourner la lumière dans le coeur de chacun hop, hop, ça y est, on va pouvoir enfin vivre dans la plénitude. Tout le monde est prêt. Feu ! Partez !

Je vois.
Et je dois me battre moi même avec mes ombres et mes lumières, doser le tout pour ne pas exploser en vol.

J'ai hâte de n'être que lumière à tes côtés et jouer aux jeux d'émerveilles.

VLM 

Quelque soit le ciel

Chaque jour, il faut pouvoir lever la tête vers le ciel.
Chaque jour.
On est souvent enfermés dans nos têtes ou bien nous tâchons, des tâches des obligations.
Nous sommes vite fait, de petits tâcherons ron-ron.

J'ai 2 mn pour me rendre au travail. Ça fait pas long pour s'immerger dans un coin d'ciel.
Mais ces moments où je prends ce temps là, de me laisser porter quelques secondes par la course des nuages, leur forme, la trouée de lumière, j'ai l'impression de recevoir un plein de carburant, d'oxygène, de prendre un peu de hauteur. Je me remplis.

C'est toujours un émerveillement, quelque soit le ciel.

VLM

Entre le ciel et la terre

J'ai pris ce poste dans cette association caritative catholique et j'ai retrouvé cet esprit communautaire, militante. Je n'ai pourtant pas raccroché les wagons avec l'église. Je ne tenais absolument plus à me mettre sous le toit d'une religion quelle qu'elle soit.

J'ai dû faire face à ma propre vie, à mes propres ombres, à me pardonner d'avoir trop longtemps cautionner la violence et la colère par peur du pire. Et le pire est arrivé. C'est une cicatrice qui sera toujours présente. Elle n'est atténuée que par la douceur d'âme de celle qui est partie et la force d'amour de ses frères et soeurs. Elle est présente à nos côtés.

Je me sens aujourd'hui, habitée. En paix. Alignée entre la terre et le ciel. Je me nourris de mon intuition, de tout ce qui frémit aujourd'hui en matière de spiritualité. Comme avec les religions, je prends ce qui me touche. Je garde l'amour, la justice ( ce qui est juste, qui sonne à mon coeur) et la paix.

Ma chapelle est la nature et en mon sein. J'entends battre le tambour de ma chamane, la chamade de mon coeur. Et je sais qu'on y va, vers cette ère spirituelle parce que ce monde construit par l'homme n'a aucun sens, aucune justice. Il est broyé par une lutte vaine de construire son espérance sur des richesses et du pouvoir qui sont illusion.
Nous allons être obligé de nous écraser le nez ou de disparaître de la surface de ce monde ou bien de réagir.

Il n'est jamais trop tard pour aimer, pour s'élever.
Oui nous sommes des êtres d'ombres et de lumière et moi la première, mais nous pouvons tous essayer de faire de notre mieux.

Dans mon travail, je rencontre tous ces gens laminés, écrasés par le système et de plus en plus, même les gens non démunis, trimballent leur tristesse et la perte de sens.

De générations en générations, nous nous renvoyons les fardeaux, et la société continue de broyer les plus petits dès le plus jeune âge.

Il y a néanmoins de l'espérance, toujours. Réveillons nous. Nous portons tous la lumière. Nous possédons tous des dons pour agir, si petits que soient les gestes que nous ferons, comme nous sourire devant la glace ( parce que nous devons déjà réapprendre à nous aimer), sourire à la caissière du supermarché, écouter un ami, un collègue, fabriquer des confitures et les offrir, inculquer à nos enfants la sobriété, l'amour et la paix, célébrer et protéger la nature et la vie...

Ce blason veut dire ça.
🙏

VLM

Allez zou les Zaïous !
Je vous emmène au pays de Karbi.🤪

Estelle est caissière chez Karbi, une enseigne de mode à petits prix ( ce qui veut dire, vêtements fabriqués à l'autre bout du monde de très basses qualités par des gens qu'on paie peau de balle).

Estelle, debout derrière sa caisse toute la journée voit passer une horde de clients, des clients, des clients et encore des clients...elle lève la tête et oh ! Un gens !
Faut dire que les clients passent et ne voient en elle qu'une caisse de chez Karbi. Alors, à force, on en devient une.

- Vous avez la carte de fidélité ?
- Je prends tout ça, mais je veux le payer en deux fois. C'est possible ?
Parce que j'ai pas assez de points sur ma carte.
Il me manque 1 point !
Et voilà que l'on passe une tonne d'articles pour bébé. Pour collectionner des points, faire valoir ses points... Le bébé dort dans sa poussette, il s'en fout.

Estelle ne peut s'empêcher de penser que les gens dépensent leur argent qu'ils n'ont pas, par ennui et désespoir. On se gave d'achats dont on a pas besoin.
Elle voit passer de la misère. De la tristesse. De l'aigreur. J'ai pas le temps ni l'envie pour le sourire, pour la joie et le mot gentil qui fait du bien.

D'ailleurs, on est derrière un plexiglass et on entend difficilement ce que dit le client Faut le faire répéter, c'est chiant.
Lorsque Anitha kcrechyencko veut une carte de fidélité. On sait qu'on va en avoir pour un moment à la faire répéter. Et on a pas le temps de prendre ce temps. On a même pas le temps d'aller pisser.
Lorsque Émilie avec un y un h et 2 L, veut la même chose, on ne peut s'empêcher de lever les yeux au ciel.

Des fois, des fois, un regard, une parole douce. Un merci de votre sourire, de votre patience. Un échange rapide mais un peu plus profond regonfle l'espérance.

On sort de là, en mode décompression, on a envie de vivant !
Bon, ça ne fait que 3 jours qu'Estelle travaille là. Elle voit les caissières qui sont là depuis plus de dix ans...hum...son contrat se finit le 15. Elle va pas y faire de vieux os. Dehors il il y a les rivières, les sentiers et le vent...

J'aurai aimé vous partager la voix d'Estelle. Parce que, qu'est ce qu'elle est drôle lorsqu'elle rentre le soir et me raconte toutes ses aventures de caissière à Karbi. Et surtout, que ce monde est triste ! On pourrait tellement, tellement faire autrement !

Mettons de la magie dans la vie des gens les Zaïous ! Un sourire, une pirouette, une jonglerie. 🥰
De la tendresse, cet onguent magnifique !

VLM

Chronique d'une épiphanie

Le ciel ce soir, s'éclaire.
La lune est pleine et une étoile se lève.

Les mages, considérés comme les savants de l'époque, étaient forts d'un savoir qui reliait la terre et le ciel.
Ils se fiaient à leur sagesse et à leur intuition.

Fous, car ils prirent la route pour se prosterner devant un bébé, né dans une étable, qu'ils reconnaissaient, grâce aux prédictions des écritures ainsi que de leurs savants calculs, comme roi.

Sages, car, en passant, ils saluèrent le roi terrestre, Hérode, sachant son avidité et sa puissance meurtrière.

Doutant dans la nuit noire, ils persévérèrent dans leur quête jusqu'à ce qu'ils retrouvent l'étoile guide. L'espérance de la lumière.

Tout à leur joie, ils entrèrent dans l'étable. Et sans un mot, se prosternèrent devant l'enfant.

Leur intuition leur souffla de ne dire à personne et surtout pas au roi meurtrier, qu'une étoile et un fol espoir, sur terre, était né.

....

Retrouvons nous aussi, dans les moments de doutes, cette folie et cette sagesse nous indiquant le chemin vers notre lumière.
Utilisons les vibrations de notre coeur pour sortir de nos ténèbres.

VLM

Je lis la vie d'Élisabeth Kübler Ross.
Vie entre volonté et foi.
Ténacité terre à terre et ouverture au monde céleste.
Entre le soleil de la mort et la beauté de la vie.
Entre souffrance et espérance.

Je médite sur nos parcours de femmes.
Je croise les pensées de ma fille de 18 ans avec les miennes.
Faut il vivre les choses pour les comprendre, les assimiler ?
Peut-on tout de même faire passer un message pour que nos enfants profitent de nos expériences ?
Rhaa...j'ai des doutes.

Nous marchons sur le fil entre besoin d'être rassurer et envie de sauter dans le vide de l'aventure.

Des résolutions ?
Non, je lâche prise.
Des intentions.
Me regarder au moins une fois par jour dans le miroir et me sourire.
Des projections ?
Quelques rêves comme d'acheter un p'tit camion pour me poser devant des horizons, mais comme je l'ai dit au-dessus, je vais voir ce que la vie veut m'offrir de plus.
Je risque d'avoir des surprises.

VLM

J'ai fait le job

Au bout du bout
j'ai trouvé la force
de regarder au fond.
Il y avait certe un beau jardin sauvage
des insectes de milles couleurs
mais aussi des zones restées en friche
et plus du tout de papillons.

J'ai été soutenue
des miens qui tiennent leurs deux jambes sur terre
et de ceux qui peuplent mon ciel

J'ai fait le job.

L'ouvrage est encore sur la table.
Il reste à coudre l'autre moitié de la chemise. Il paraît qu'on appelle ça du upcycling.

Je lance mon peuple céleste vers l'autre moitié de l'ouvrage.
Je serai là
au côté de
à me fortifier, à bâtir le havre de paix, de compassion et d'amour fou qui enfin, peut croître sans peur.
En avant pour une nouvelle année.
Merci à tous.
Namaste.🙏

 

VLM

Peinture: Chagall

J'veux être vraie

J'veux être vraie
Pas te dire des cracks
Mais quand je te dis que j' t'aime
Ça vient du fond d'mes tripes.
Ben oui, y'a toujours un risque d'aimer trop fort
Mais me contenter du médiocre ou du moyen.
Tu m'as vu ?
Regardes moi bien.

Quand j'te dis qu'tu manques
Je sais bien qu'tu t'planques
Ben oui, pu...j'ai envie de tenir ta tête entre mes mains, de baiser ton front doré, de coller ma peau à la tienne, de t'entendre me raconter des bêtises.
J'suis comme une gosse avec toi. J'ai envie de manger des sucettes et de promenons nous dans les bois...et cetera...

Et pis toi.
Quand j'te vois fatiguée, usée avec ton balai.
Pis que j'te dis qu't'es belle.
Ben j'le pense vraiment.
Oui, je trouve belle une vieille femme de ménage et son balai. Ça se dit ce truc là, non ?
Pourquoi se cacher de ce qui nous touche
le bruit du vent.
boire l'eau de la douche ?

Maintenant
J'dis pas tout
Quand j'étais plus jeune je disais à un vieux con.
Qu'un con était un con, peu importe son âge.
Y'a des trucs que j'laisse couler.
Ça doit être l'âge.
Donc, je souris bêtement et je passe mon chemin.
C'est sûrement un peu plus sage.

J'veux être vraie
Pas raconter de cracks
J'veux vibrer
Pas blesser
Toute vérité n'est pas bonne à dire ?
C'est vrai, des fois faut se la fermer.
Alors j'l'écris.
( J'y mets les formes et de l'alambiqué)

VLM

Les zèbres courent au loin

J'aime
tu t'envoles et tu pries
les zèbres ont pris la fuite et toi tu ris.
Et oui les équidés, tout est affaire de choix
Choisir c'est renoncer et aimer c'est donner
Recevoir est toujours une autre histoire
Mais l'un. ne va pas sans l'autre
ça tu peux me croire.

J'aime
tu t'envoles et tu pries
dans la savane, tu regardes l'horizon
Les zèbres sont partis
Ils ont eu peur d'un moucheron
Sous le seul arbre de la plaine
Il en reste un qui pleure
Que dis tu petit zèbre
Quel est ton malheur.

J'aime
Et je regarde battre mon coeur
Il se soulève
Il fait des vagues
Et moi je prie
Ta tête entre mes mains
Je crois aux miracles, à Orion
Et j'ai appris l'impuissance et la déception.

J'aime
On reprend notre marche
Toi sur l'asphalte chaud et souffrant
Moi sur l'herbe maigre et sauvage
L'horizon semble infini
On se tient par la main
Pour ne pas tomber
Et parfois on s'arrête pour s'enlacer.

J'aime
Je m'arrête pour écrire
Tu t'arrêtes pour pisser
Les Milan's planent
et nous annoncent l'arrivée dans l'hiver
D'un troupeau d'alliés
Ceux qui nous aiment d'un amour sincère.
Petites flammes chaudes
Pour nos coeur glacés.

J'aime
Ensemble on célèbre le solstice.
Nos regards brillent sous le ciel étoilé.
Nous nous soutenons de cette étrange chaleur.
Au coeur de ce monde froid et glacial.
Notre tribu nos amis nos alliés
Notre famille d'âme
On se fait un plan astral.

Allez hop
Maintenant on va cueillir des pâquerettes
au pays des merveilles de Julet, https://youtu.be/VFl-1cYQWa4
d'Alice et de Lewis Caroll
des fées et du rock n'roll
Ta main toujours dans la mienne
Douce et ferme à la fois.
Les pieds sur terre
La tête en l'air.
J'aime.

VLM

Frêle, fêlée, usée
Les peintures à rafraîchir

Petite devant l'immense
Embruns et souffle.
Silence.
Je puise dans mes racines et dans mes rêves.
Je garde en moi mes ressources.
Il m'en reste assez pour survivre et reclouer les planches.
Je garde ce que je construits à l'intérieur.
N'entreront que ceux qui veulent donner de leur joie, de leur temps et partager leurs propres dons.

La vie est une putain

On nous dit
Lâchez prise
On nous dit
Toltequons, mes amis
On nous dit
Faites confiance en la vie.

La vie est une putain.
Un jour la joie
Le lendemain on se rétame.

Il y a des jours lourds
Des absences qui nous pèsent .
D'heureuses libérations trop tardives.
Des colères d'injustice qui sortent comme des volcans en bouffées.

La joie se planque entre les lames du parquet.
Y'a des jours où la vie nous écha(r)ppe.

J'aimerai ma vie télécran.
Quand tu secousses, ça s'efface.

VLM

Lorsque l'immaculée vient recouvrir la noirceur.
Lorsque l'on vous dit tout en subtilité que rien n'est terni. Surtout pas vous.
Car vous avez pris les bonnes décisions. Vous vous êtes choisie. Vous avez fait votre part vers la lumière.
Vous êtes.
Alors, un manteau blanc recouvre les ténèbres et vous pousse à ouvrir un nouveau cahier. Une nouvelle page blanche pour être en vérité.
Nadir est derrière moi.
Chaque accouchement se fait dans la douleur pour s'ouvrir à la joie.

VLM

Comme une cocotte enrhumée au bord du quai prête à démarrer.
On lâche le passé, les freins.
On a bien tout revisité l'affaire.
A l'horizon, lune, étoiles, soleil, petits nuages flottants même pas peur.
Comme arme la joie et la douceur. Du mordant si il faut.
Attention...prêt, feu, partez !

Bataille

Tindin
Bataille
C'est la guerre !
L'armée des couleurs contre les grisous.

Ce poids tiré par des épaules fragiles recouvertes d'un grand voile gris, lourd de poussière, de peurs, de pleurs, de frustrations accumulées depuis des siècles et des siècles amen.

Regarder les infos, pleurer,
L'état du monde, pleurer.
Les entourloupes de chacun voulant tirer le gain à soi. Pleurer.
"Les bruits du monde sont ceux d'un immense tiroir caisse"*. Pleurer
L'arnaque, le mensonge, la solitude crasse, la naïveté par manque d'amour. Pleurer.
Et j'en passe...crever ..

Ouloulou…
Voici le sourire sous le bonnet de fillotte.
Le cri des cocottes dans les ruelles.
Manger des crevettes mayonnaises.
Un rayon de soleil illumine le quai.
Vient ! On va s'y réchauffer !

Nous sommes nos propres tourments. Voyons...aujourd'hui...regarder la vie par l'angle mort, l'angle creux, l'angle kaleidoscopique, juste la lumière franche et directe ? Le petit coin rose du ciel où passe une licorne ?

Mais que va t'on faire de ce vieux drap bien dégueulasse ?
Oh ! Mais n'y aurait il pas une laverie automatique dans le coin pour y mettre ce truc là avec une bonne dose de savon et de sens bon ?
Une machine de 10 kg. Très bien.
On le fera sécher au vent, à la pluie, au soleil, aux orages, à la foudre, à la lune jusqu'à ce qu'il disparaisse.

Dis que donc… aujourd'hui on va dire que nous sommes des reines…on va mettre nos robes bleues et aller manger des zuitres au citron.

VLM

Rue du Bac


Retoucher
Ce qui est de guingois.

Au moins ce qui est de travers, ne laisse pas indifférent.

Tanguer dans Paris illuminé.
Le squelette grinçant,
la démarche lente et trébuchante.
Je me rétracte dans ma capsulite.
Je recherche partout le doux, le douillet pour y reposer dos et cou.
Dès que posée, je soupire d'aise.

VLM

Regarde bien cette petite fille.
Elle est bien habillée.
Sa maman a pris le soin de coiffer ses cheveux avec une jolie raie, de jolies barrettes.
Il faut être sérieuse sur la photo. Sûrement lui a t'on dit de regarder devant elle et de sourire. Mais déjà malicieuse, elle esquisse une entourloupe et regarde en l'air.

Résiliente, elle l'est déjà.
Cultiver le merveilleux, pour, même après un choc, rebondir.

La vie éreinte cher ami, oui. Mais regarde...la lumière du soleil au travers d'une feuille dorée qui s'apprête à tomber. L'élégance de sa chute dans les volutes du vent. Vois et prends ce qu'elle a à te donner en cet instant suprême.

https://youtu.be/N7pHsrlD3is

C'est cette petite fille qui demeure en moi comme une étincelle de joie.
On m'a demandé encore aujourd'hui, etonné : "tu dis : ma vie est belle. Tu es un peu à contre-courant ?"
Une feuille tombant dans la rivière comme un petit navire va-t-elle à contre-courant ?
Non. Elle reçoit comme une bénédiction, l'eau qui la porte et l'emmène là où elle doit aller.
C'est dans les choses simples et pures qu'on retrouve le goût d'exister.

VLM

"Mon cerveau est ainsi constitué, que le moindre événement l'ébranle comme un tremblement de terre (...) et ma main qui écrit n'est peut-être juste que l'aiguille qui enregistre la force et la magnitude du tremblement et des secousses lointaines."

Ch Bobin

LA FEMME SAGE (sans blague ! ;))

"L'archétype de la Femme Sage s'inscrit dans la saison du Sagittaire, juste avant l'entrée de l'Hiver, là où les nuits sont longues, nous invitant à plus d'introspection.
La Femme Sage est l'ainée des 13 archétypes, elle est l'ancienne, celle qui a l'expérience et la sagesse, Celle qui sait. Elle représente le temps qui passe et incarne tous les cycles de la Vie : jeunesse, maturité et ancienneté.
La Femme Sage est rassurante, elle apporte le calme et la sérénité, lenteur et ancrage. Elle est forte et stable, et nous enseigne à construire les chose avec patience et durabilité.
L'un de ses traits de caractère marqué est d'être pleinement authentique ! Elle ne cherche pas la validation extérieure, le temps lui a appris à exprimer sa vérité, au delà des codes sociaux et des masques.
La Femme Sage est également rieuse et espiègle, nous montrant qu'à tout âge on peut garder son âme d'enfant ! Elle nous enseigne à être à la fois sage et riche de nos expériences, tout en restant humble et pétillante.
Dans l'immobilité de l'hiver, elle est également attentive au calme, au silence, au repos de la Nature, nous invitant à passer du temps à rêver, penser, philosopher et nous relier à notre part spirituelle."
Alexandra Fryda Marty
LA FEMME PASSAGE
La femme passage arrive tranquillement
Après le feu et la fureur, le deuil et la perte de repères elle se tient droite, souriante.
Elle tient dans la main gauche, une pierre d’ancrage et de l’autre, la plume de l’air, des mots écrits, lus, de la connaissance.
Elle parviendra à ce qu’elle veut car elle a placé sa confiance en elle-même, en sa puissance, ancrée et divine.
Le reste importe peu. Le monde tournera un jour sans elle.
Ce jour là , elle sera céleste.
VLM

Accueil dans une équipe du SC

Accueil dans une équipe du SC.
D'abord un jeune gars appartenant aux gens du voyage. Il bosse en intérim. Demande un bon d'essence pour pouvoir se rendre au travail.
Il dit: je sais pas lire, ni écrire, ce n'est pas facile. J'apprends un peu grâce à mes enfants.

Guillaume est assis à la table dans la salle d'écoute. Il attend que la bénévole revienne du bureau de tabac avec son timbre fiscal pour refaire sa carte d'identité.
À une autre bénévole, il a demandé si on n'avait pas du matériel pour dessiner…
J'entends la demande. Je vais le voir. Il me dit qu'il est en appartement thérapeutique. Qu'il n'a rien, à part son sac à dos. Il n'a pas du tout d'argent. Il s'ennuie. Il aime dessiner.
Je cours dans la boutique. Je fouille partout. Crayons, noirs et de couleurs, gomme, papier, cahier, feuilles blanches de l'imprimante, je dévalise tout.
Je l'emmène devant les livres car il me dit qu'il aime dessiner les animaux. Je n'ai pas de sous me dit-il. Qu'importe ! Tous ces livres n'intéressent personne. Prends !
Je reviendrai faire une exposition. Oui !!!! ❤️

VLM
Photo : palette de Van Gogh

J'entends

Il est des chemins souffrants pour s'adosser à l'ombre et lui parler tranquillement.
Il est des alliances improbables pour ouvrir les possibles et ne pas stagner dans les marécages.
Il est des révélations troublantes, des transformations étonnantes qui ont leurs racines aux premiers jours du monde.

J'entends
J'écoute
Celà me traverse
Et je transmets.
Nous sommes tous appelés à la lumière.

VLM

Vue multicolore

Lave petite pluie les pavés lumineux du chemin.
Petite place ruisselante où les corps se pressent encapuchonnés.
Sous le hauvent, protection en attendant les beautés.
Cheveux perlés de gouttes bienfaisantes.
Lumières sans lunettes buée brouillant les images, ce qui n'a aucune importance.
La vue multicolore m'enchante.

Comment dire les choses qui nous traversent à ceux que nous aimons ?
Chacun son chemin et ses petites lumières.
Parler à des gens moins proches est parfois plus facile.
On pendule. On aimerait pourtant transmettre nos embûches et nos lumières pour qu'elles leur servent à lever les jambes plus haut, à atteindre les étoiles plus vite.

L'autre, inconnu s'approche et se plante. Trop près de mon espace vital.
Je respire.
Ne recule pas.
Me centre sur mon ancrage dans le sol.
Sur mon souffle.

Lyon, île de la Réunion, Paris
je tangue dans les bus, dans les trains.
Je mange sous des palmes séchées des accras au curcuma.

VLM

Celle qui fleurit

Je montre à mon petit fils de 7 ans, cette plante unique que je possède et trimballe depuis trois ans.
Je suis incapable d'avoir des plantes, de m'en occuper. Celle-ci fait exception.
Elle fleurit 2 fois par an. Notamment au mois de novembre, moment où je l'ai acheté, pour égayer la chambre de ma fille, alors, en hôpital psychiatrique.
Je l'ai récupéré et la montre aujourd'hui à son petit garçon en lui disant que c'est la plante de sa maman.
Elle a pris de l'ampleur, je l'ai rempoté dans un plus grand pot.
Je lui dis que je lui parle pour qu'elle croisse, qu'elle s'épanouisse.
Il me répond : pas comme dans mon Lucky Luke !
Il me montre. Il a été rechercher la page où il y a une bagarre et qu'une des plantes touchée, fane d'un coup.
C'est ça petit bonhomme. Si on y fait pas attention, si le négatif nous entoure, si le sombre nous happe, si, autour de nous, il n'y a que désordre et désespoir, alors nous pouvons nous faner, nous recroqueviller.
C'est pour ça que je mets ma plante dans une lumière douce, que je lui parle, que je la caresse, je lui dis qu'elle est belle, je l'arrose comme il se doit.
Elle se redresse et m'offre ses fleurs merveilleuses.
Le donner et le recevoir. S'entourer de positif. Tourner notre visage vers la lumière. Accueillir notre beauté.

VLM

Visite au musée Henri Vinet

Je suis une artiste.
Avec les mots je cisèle mon monde.
Je croise ce grand petit bonhomme qui me semble rigolo, mignon gentil tout plein, mais sur l'étiquette, on me dit que c'est une tombe.
J'en reste sans voix.
Certains se plaisent à jouer au latruncule. Leur stratégie n'est pas pour moi. Je ne suis pas de ceux là, qui gamberge à qui sera le gagnant, qui dominera.
Je domine, de fait, puisque je sais maintenant ce que je vaux, moi.
Je passe.
D'autres ont des épines sous le pied et se tordent de douleur. Heureusement, nous avons toujours des amis bienveillants, des anges patients, nous aidant à l'ôter.
Je porterai autour du coeur le scarabée de l'éternel recommencement. Je ne me laisserai pas aller à tourner en rond, non.
Résiliente, je suis. Je vais prendre le chemin qui me sied.
Qui aura le bon geste pour cliquer en douceur sur mes membres meurtris ?
J'aimerai et sentirai l'odeur de la fleur qui guérit.
Feuille de chou ou fleur de lys. Je suis la reine de ma prairie.
Forte et courageuse, je serai Judith en mon sein. Belle, fière, emplie de désir. Je trancherai les liens de mon coutelas.
Les anges parlent durant le sommeil, nous sommes tant à répondre à leurs appels. *
Les couleurs de l'automne chatoient dans le parc Henri Vinet, je me sens Montgolfière, prête en douceur à m'envoler.
Mémé, ne vois tu pas la bataille des couleurs sous le plafonnier ?
Chevêche, chouette, toi qui grince comme une porte mal fermée, grimpe sur mon épaule, partons pour le grand voyage de la liberté.
VLM
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Tsaddé

Tsaddé
Tant que ça ne déborde pas
ne donne pas.
Garde pour toi tout cet amour nourrissant chaque cellule de ton être.
Laisse le se diffuser, se distiller.
Puis goutte à goutte, tu en fera des fioles.

Tout résonne. Tu entends les tambours.
Tu reconnais maintenant la voix au fond de toi
qui apaise.
Pas celle dans la tête qui nourrit les craintes.
Celle du cœur, légère, malicieuse, qui vibre et tu dis oui, va !
Ou non, ce n'est pas le moment, stop, t'es vraiment relou.

Pas besoin de pendule ou de cartomancie.
Tu sais.
Mais oui, faut être à l'écoute.
Il faut se pencher à l'intérieur de soi.
Vers le plus beau.
Notre soleil.

Tu es beau.
Oui, toi.
Écoute le vent comme une brise.
Respire sa douceur et sa puissance.
Laisse le entrer en toi.
Regarde ta beauté.
Revois le petit enfant.
Cherche le jusqu'à ce que tu le trouves.
Si tu ne le vois pas, demande une image.
Une image de toi avant les grandes blessures.
Appuis toi sur cette image.
Respire.
Sens le vent dans tes cheveux.
Sur ton front.
Tes rêves sont tapis au fond de toi.
Il n'est pas trop tard pour les offrir à la vie.
Elle ne demande que ça.
N'ai pas peur.
Tu n'as rien à perdre.
Tout à y gagner.
La souffrance se nourrit de toi.
Je t'offre une de mes fioles. Une à quelques gouttes par jour d'amour pur de soi, d'un regard vers le ciel, d'une caresse à ce bel enfant que tu es.
Chaque jour, pas à pas, tu te leveras, ouvriras la fenêtre, puis la porte de ta maison, tu ne feras rentrer chez toi que les sources de joie. Tu feras bien attention. Écoute ta petite voix….

VLM 

J'aime me lever à toute vitesse...

J’aime me lever à toute vitesse pour éprouver
le droit de naissance vertigineux de quiconque
est assez fou pour continuer à tenir
sur deux jambes.

Rachel J. Bennett, in J'AIME ME LEVER À TOUTE VITESSE POUR ÉPROUVER - Watts #14 (janvier 2018)

On peut continuer...

J'aime me lever à toute vitesse pour entamer le tout premier pas d'une journée inédite, accueillant les situations, les regards, les peines et les joies de chaque personnes rencontrées. Pour entamer la danse de la vie.

J'aime me lever à toute vitesse pour me préparer un savoureux petit déjeuner où je sais que mes dents croqueront dans des tartines savoureuses de beurre et de miel.

J'aime me lever à toute vitesse pour me retrouver avec ma valise à bout de bras en partance vers un ailleurs rieur et libérateur...

À vous...

Comme...

Observer…
S'accroupir un instant, comme un petit oiseau, les ailes rentrées.
Tourner la tête de tous les côtés.
Être prête à accueillir et à offrir.
On a mit la lumière sur les ombres.
On a semé les graines là où il le fallait.
Force phénoménale dans un corps tremblant.

Savourer…
Comme un chat au soleil de novembre.
S'étirer en rentrant les griffes sur le drap orange des feuilles mortes.
On en n'a plus besoin. On profite.
Le lit est moelleux, le sommeil nous tend les bras. Dormir…

Par nous même, on a trouvé les ressources dans l'eau verte des sources. On a plongé profondément.
On a laissé l'eau couler, laver ce qui devait être lavé. Purifier ce qui devait l'être.
Retrouver le passage pour sortir à nouveau, forte et confiante.

Devenir lien, non pour attacher mais pour guider et se laisser guider.
Créer des liens c'est juste se tenir par la main. Entrelacer nos doigts pour glisser sur un même chemin en se soutenant parfois lorsqu'il est abrupt.

Ce matin, mettre le casque.
La musique pénètre le corps.
Bouger ses mains, les faire s'envoler au dessus de notre tête comme des petits oiseaux.
Trouver qu'un jour nouveau à écrire, c'est bath.

VLM

Conte d'Haloween

Au coeur d'un royaume imaginaire, se tenait une princesse, fée et sorcière tout à la fois.
Une princesse qui était un peu penchée, un peu courbaturée et qui avait une cheville enflée.
Vous allez me dire…pas très mimi la princesse !
Pas mimi, c'est vrai, mais en la découvrant petit à petit, on finissait par la trouver extraordinaire.( À en croire ses amis, les crapauds et grenouilles des mares de sa contrée)

Dans son palais magique, au fin fond, du fin fond d'un labyrinthe de couloir se trouvait une pièce dédiée à sa magie.
Bien sûr, des fioles, des chats….et ben non, pas de chauves souris, ni d'araignées, elle les avait laissées quand elle avait déménagé de sa grotte à son palais.

Des cartes, des pendules, des bougies, de l'encens, des huiles aphrodisiaques et de la poudre de Perlimpinpin comme il se doit.

Au milieu de la pièce, un grand miroir sombre, mauve, insondable.
Il ne s'illuminait que les nuits de pleine lune et de nouvelle lune, montrant à celui qui se regardait, son intériorité.

C'est pour celà que la princesse de ce royaume connaissait sa beauté. Elle avait eu accès à son magnifique jardin intérieur, une nuit de pleine lune.
Il était luxurieux, inondé de lumière, de levers, de couchers de soleil, d'astres lumineux, de sources, de profusion, de petits coins de repos moelleux, de chants d'oiseaux…
De temps en temps, elle prenait le temps d'y voir les choses plus sombres comme des branches cassées, des plantes meurtries, des fleurs écrasées. Avec amour, elle les caressait, prenait le temps de guérir ce qui était blessé.

Peu avait eu accès à ce secret.
Elle ne pouvait montrer son intériorité à personne. La princesse ne pouvait leur montrer sa propre beauté, il fallait qu'ils la découvrent petit à petit eux-même. Et c'était là son drame. Peu étaient curieux, courageux. Ils se faisaient happer par la facilité. La lumière à portée des yeux, souvent lisse comme un lac glacé sans fin. Jamais ils n'entraient dans les profondeurs.

Cette princesse avait une capacité incroyable de se retrouver sur des chemins aventureux où elle rencontrait des êtres qui n'avaient pas vu le soleil depuis longtemps.

Elle les ramenait chez elle comme des petits oisillons blessés. Se prenait d'une tendre affection pour eux et grâce à sa magie, elle voyait la belle lumière qu'ils avaient au fond d'eux, qui était recouverte par les cendres et les voiles de la vie.

Eux, tout d'abord, ne voyait qu'une princesse pas très mimi. Mais comme elle leur proposait un petit verre réconfortant et parfois un massage revitalisant, bien sûr, ils se laissaient faire.

Les nuits de pleine lune, elles les invitait, enfin, dans sa pièce magique. Déjà, ils n'en menaient pas large..
Elle croyait simplement, qu'en leur montrant leur propre lumière, tout irait pour le mieux, mais elle se trompait.

Lorsqu'ils se regardaient dans le miroir, ils ne voyait que leurs voiles de tristesse, le tas de cendre qui les recouvrait. Ils étaient incrédules devant cette magie. Parfois, Ils ressentaient battre leur lumière comme le tambour d'un coeur au creux d'une forêt sombre et ils prenaient peur, s'enfuyaient à toutes jambes pour ne plus jamais revenir.

La princesse fée et sorcière, pleurait alors devant son miroir et allait se réfugier au coeur de son luxurieux jardin qu'elle ne savait comment partager.
Elle écoutait les sources chanter, les oiseaux se posaient sur sa tête et venaient l'apaiser

Un jour, on toqua à la porte de son palais…

Donner

On ne se pose pas la question de donner.
Donner coule de source.
La source étanche la soif du passant.
Se tarit-elle si personne ne se penche vers elle ?

Bast !
Elle continue sa course.
Elle forme une flaque qui se transforme en lac ou devient rivière et fleuve jusqu'à la mer.

Elle n'est pas seule à oeuvrer, d'autres sources abreuvent et nourrissent les méandres des cours d'eaux.

Elle ne se pose pas la question de donner.
Donner coule de source.
La source étanche ta soif.
Te pencheras tu vers elle ?

Bast !
Elle continue sa course.
...

VLM

Zayin

Zayin
" La mort ne nous sépare pas, c'est la vie qui nous sépare".

Zayin
J'ai pris le petit chemin dans la prairie ensoleillée. Il monte en pente douce.
C'est un automne particulier où on ne sait comment s'habiller.
Le soleil est encore chaud.
Il y a des fleurs oranges, mauves et jaunes dans les jardins entremêlées des couleurs de l'automne.
Tout est extrêmement doux.
Je me retourne. J'ai coupé les derniers liens.
Les empreintes de la longue guerre.
Zayin
Le passé est ce qu'il est.
Il m'a appris.
Il a été fécond.
Il m'a amené jusqu'ici.
Je peux vous le remémorer au besoin.
Mais ne me demandez plus de m'appesantir.
Je vais de l'avant.
J'ai déjà nettoyé le plus gros.
Quelques retouches si vous le voulez.
Je le ferais pour vous si celà m'est demandé,
pour libérer votre propre vie d'entraves.

J'avance vers le soleil. La lune est ma couronne.
Zayin.
J'ouvre les bras comme je le peux
et….
Je profite du paysage.

VLM

MeM Finale

MeM finale
Honorer
Ce qui est
Ce qui tremble
Notre tout
Le passé
Dans nos yeux
Le monde
En mon sein
Ce qui a été
Les êtres portés, chéris, aimés
Font partis de nous.

MeM finale
S'accomplir
Laisser le vent
Nous emporter dans la danse
Comme une feuille
Libérer
Ce que nous sommes
Devenir lumière
Sur le chemin.

VLM

Allo Halo

Allo halo
lumière dans la nuit illumine
la chambre de lueurs étranges.
Je laisse brûler la flamme pour les âmes.

La nuit, je réponds à l'appel de ce qui me sonne du plus haut.
Le jour, je réponds aux appels de la terre, ses cris, ses rires et ses misères.
Je me demande juste si dormir n'est qu'un rêve. 🤔

Allo halo
le jour décline.
Je porte rideaux et étagères pour continuer ce weekend à transformer mon intérieur ité.
Je veux de la douceur et de la sérénité.
Je t'invite dans mon monde coloré.
Bleu, jaune rouge, je m'entoure de gaieté.

Allo halo in
Je bois ma soupe à la citrouille avec du Cantal fondu.
Je touille et trempe mes tartines.
J'espère dormir ce soir d'une nuit sans lune.
J'invoque les esprits de me laisser tranquille.

Allo halloween
Les zombies et Lucifer s'activent au loin.
Morphée me tend les bras et me câline.
La vraie liberté en profite pour entrer par la fenêtre.
Celle que l'on appelle tendresse, celle que l'on nomme douceur, dansent au même rythme que mon tambour intérieur.
( J'met pas le mot coeur, parce qu'on trouve le mot coeur cucul, pourtant, c'est bien de ça qu'il s'agit tout de même !😊)

VLM

La vie est belle

Ne nous mettons pas la nouille au court-bouillon.
J'adore cette phrase.
Ça m'aide ce genre de trucs.
Ça m'fait rire et puis ça libère un peu du poids de la vie tristouille, des gens qui s'plaignent, des queues aux pompes à essence, de mes coups de spleen.
Je m'dis : regarde la chance que tu as !
Et Whaouh ! Quelle putain de chance !

Y'a pas longtemps, j'avais un mantra qui disait : J'm'en bats les steaks.
C'est du même acabit.
Mais ça marche pas beaucoup chez moi, celui là…30s tout au plus..

Celui qui fonctionne pas trop mal en ce moment, c'est : Vole au-dessus du nid d'coucou, genre, on est bien plus grands, on est bien plus beaux vu de la haut.
Mais…mais…faut faire le lien avec le terrestre, le tangible ! Et là n'est pas la mince affaire !

Le ciel, moi je vois, je m'y sens bien dans mes baskets. Sur terre, j'suis comme pataude, embourbée, enchaînée.
J'arrive pas à m'accrocher aux orties.

Ils disent : lâche- prise.
J'veux bien ! Mais quand je lâche prise, j'ai peur de m'envoler trop loin, genre, quand je croise une bonne soeur, de me dire : ça doit être trop bien d'être en union totale avec Dieu ! Avec Dieu, no problems ! La vie de rêve !
Alala, j'en rigole toute seule….

Etape obligatoire d'un deuil (de moi-même)

 

 

(Et cadeau d'anniversaire à moi même.)

 

Merci, merci, de m'avoir trouvé moche dès la naissance.

 

Merci, merci de m'avoir abandonné dans un train.

 

Merci, merci, de m'avoir laissé seule dans la cour de l'école.

 

Merci, merci de m'avoir traité de connasse, de m'avoir frappé, écrabouillé.

 

Merci, merci, de m'avoir insulté devant nos enfants.

 

Merci, merci de m'avoir montré combien j'étais belle en ne me regardant pas, en ne me le disant pas.

 

Merci, merci, de ne m'avoir jamais prise en photo.

 

Merci, merci, d'avoir voulu d'autres femmes pendant que je t'aimais.

 

Merci, merci, de t'être admiré dans le miroir de mes yeux.

 

Merci, merci de tes regards transparents.

 

Merci, merci de m'avoir fait rendre compte quelle crétine dépendante  j'étais à vouloir donner toujours donner.

 

Merci à tous, père, flirts, mari, amants, et toi que j'aimais tant.

 

Je vous laisse vous regarder dans vos beaux miroirs de solitude.

Je me suis sentie abandonnée maintes et maintes fois, alors que c'est juste vous qui ne vous aimiez pas.

Vous vouliez être rassurés, reconnus, calinés, admirés. Vous, toi, toi, toi.

 

Je ne vous en veux pas. Nous faisons tous partie de cette cohorte. Je ne me mets pas au-dessus de vous. J'en suis. Sinon, je n' écrirai pas ce texte.

 

J'ai de la colère contre moi-même.

Je perçois pourquoi certains se sont donnés la mort pour ne pas rajouter plus de blessures à ceux qu'ils chérissaient.

 

Tout est vain. Nous circulons les uns contre les autres. Et sans doute ne suis je pas attirée par les "bonnes" personnes. Peut être que je vous choisis pour guérir ma propre fragilité, jusqu'à être assez grande pour ne plus recommencer.

 

J'aurai voulu vous aimer et être aimé en profondeur. Mélanger nos fluides autant que nos ombres et nos lumières. Mais ne faire qu'un, n'existe pas.

 

Peut-être, un jour, serons-nous assez guéris pour de nouveau nous reconnaître dans un véritable amour. Je doute que ce soit sur terre.

 

Aimons ce que nous sommes et chérissons notre lumière en regardant nos ombres. Elles s'estomperont peut être.

 

Regardez le ciel. Les étoiles brillent pour chacun d'entre nous et la lune grandit, rétrécit. La danse du monde.

 

VLM

 

La roue tourne

La brume se lève.
Le flamboiement.

Wait...wait...tranquille...doucement...
Il faut dompter ma fougue, mon impatience, mon envie de galoper dans les steppes.
Regarde...ta cheville est encore enflée..doucement petit zonard.

Ouin, ouin, j'ai envie de vivre moi !
Tu ne vis pas, là, près de toi même ?
Le temps n'existe pas. Tu le retrouveras, ailleurs, sous une autre forme. Il aura appris, lui aussi, que rien n'est perdu.

Les nuages passent. On ne les voient plus.
Où vont ils poussés par le vent ?
Le sais tu ?

Ma vie, c'est des chansons.
Hier, "oh Toulouse !" La mélodie de cette chanson est venue comme un baume sur le coeur.
"Parfois au fond de moi, se ranime..."
Parfois je danse comme une feuille au vent.
Parfois je me tords nue dans d'autres bras et je pleure.
Écrire, purge.
Écrire est mon ancrage.
Je pare mes mots des couleurs de l'automne.

Emmenez moi au bout de la terre.
Là bas...
C'est que le début ? D'accord, d'accord.
Ne plus écouter de chansons à paroles.

Juste la petite mélodie...
Tindindin. Tindindin qu'elle est loin...
Tindindin tindindin...se ranime....
Tidididila...

Photo de Clarinette, st Jean Lachamp

Juste la petite mélodie

La brume se lève.
Le flamboiement.

Wait...wait...tranquille...doucement...
Il faut dompter ma fougue, mon impatience, mon envie de galoper dans les steppes.
Regarde...ta cheville est encore enflée..doucement petit zonard.

Ouin, ouin, j'ai envie de vivre moi !
Tu ne vis pas, là, près de toi même ?
Le temps n'existe pas. Tu le retrouveras, ailleurs, sous une autre forme. Il aura appris, lui aussi, que rien n'est perdu.

Les nuages passent. On ne les voient plus.
Où vont ils poussés par le vent ?
Le sais tu ?

Ma vie, c'est des chansons.
Hier, "oh Toulouse !" La mélodie de cette chanson est venue comme un baume sur le coeur.
"Parfois au fond de moi, se ranime..."
Parfois je danse comme une feuille au vent.
Parfois je me tords nue dans d'autres bras et je pleure.
Écrire, purge.
Écrire est mon ancrage.
Je pare mes mots des couleurs de l'automne.

Emmenez moi au bout de la terre.
Là bas...
C'est que le début ? D'accord, d'accord.
Ne plus écouter de chansons à paroles.

Juste la petite mélodie...
Tindindin. Tindindin qu'elle est loin...
Tindindin tindindin...se ranime....
Tidididila...

Photo de Clarinette, st Jean Lachamp

MeM
Mères
Divines
Humaines
Blessées
Manquantes
MeM
Fortes
Présentes
Courageuses
Bienveillantes
MeM
Fragiles
Anxieuses
Tristes
Pleurantes

Nous sommes toutes femmes, réceptacles, coupes, offrandes.
MeM
Pardonnons nous nos manques comme nous pardonnons aussi à celles qui nous ont engendrées.

VLM

Noeuds karmiques

Comme un fou a jeté dans la mer
l'ancre qui le tenait à la rive.
Il s'est trop longtemps vu briller au travers
du miroir enfumé de ses yeux clairs,
ce qui équivaut à l'enfer.

Difficile d'appeler au secours
quand tant de liens de joie nous oppressent ( caressent ?)
et les larmes noués de stress
étouffent un peu plus nos cris d'amour
de ceux qui sont dans la détresse
et dans un dernier espoir :
ils ☠️

Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
des corps qui m'entourent
comme des lianes nouées de tendresse
Sans comprendre la détresse
des mots que j'envoie.

Tous les cris les SOS
Partent sur des murs
de nos FB, de nos blogs
mais aussi vers les étoiles
et de nos nuits de lune.
Pris dans nos faisceaux de lumière
nos messages luttent
et se retrouvent pris au piège
de nos likes trop silencieux.

Et j'ai ramassé tous les maux
piteusement, j'en fais des poèmes
et je les sème à tous les vents.

Ce n' est pas pour te ramener sur ma grève
parce que tous les deux, on n'y peut rien,
on s'aime comme on se crève.

Juste réussir ce tour de force
de panser mes entrailles, mon entorse
à la cheville, dénouer
les liens dont j'avais noué moi-même
les extrémités.
Et puis, dès maintenant, recevoir autant que donner.

VLM, aidée de Balavoine, bien entendu.

Vous allez-vous aimer

Casse toi, la vie , elle est belle !

Prends tes clics et tes claques.
Laisse ce qui geint, ce qui couine, ce qui pleurniche, les tantes Cerfeuil (quand t'a pas mal au cul, t'as mal à l'oeil)

Va vers le beau, le tendre, les yeux profonds et malicieux.

Mets ton coeur en pause. Porte haut l'étendard de ton nom que l'on refusait de prononcer.

Un peu de hard et de rock dans votre verre ?
Non, merci, j'ai assez trinqué.

Cours, pars va-t'en et dors de nouveau profondément . Tout est doux et redevient subtil.

Le soleil d'automne rougeoie ma peau sur le lit et le coeur se met doucement à tapoter. Tic toc tic toc.

Coucou !
Bruits mécaniques !
L'oiseau sort et reprend son envol.

Corps dansant

Je viens de (re)découvrir que mon corps était un corps dansant.
Je viens de (re)découvrir quelle belle personne j'étais. Quelle chance j'avais d'être moi et combien j'avais du prix pour beaucoup sur la terre et plus haut.
Je le (re)découvre dans l'ouverture d'une nouvelle page de vie et dans l'inaction d'un corps épuisé par des plaies à recoudre et cicatriser.
Le silence et le repos du coeur est le prix. Se choisir est le prix.
Le dire avec les mots et le partager est un choix car je sais combien nous sommes légion à nous sous estimer, à nous croire incapable de, à nous rogner les ailes.
Je suis tombée, je me relève. Je reconnais mes tords, ceux de m'être reniée pour garder cette boîte à trésor que j'avais trouvé. Comme Gollum se terrant dans sa grotte avec son anneau.
Il n'y a que moi même pour m'en déposséder et reprendre mes ailes.
Il faut du temps ! Le savoir est un pas. Chaque jour, un pas, puis un autre.
L'autre n'est que le miroir. Son reflet m'a renvoyé mes propres manques et blessures. Chacun avance , alourdit de ses peurs et de ses manques.
Je reconnais l'autre en reconnaissant sa lumière sous les couches de ténèbres.
N'oublie pas la merveille que tu es.
VLM

Les 3 belles magiciennes

Belles sont elles.
Les années passent, fidèles.
Elles entrent toutes les trois comme des reines mages- tueuses.
Des moments de vies, chacune.
L'une s'avance, venue de pays lointains, des songes.
Elle sort des marais, un bouquet de fleurs à la main. C'est une muse, une guérisseuse.
Dans son bouquet, de l'hysope, du serpolet et des fleurs oranges et mauves de son jardin.
L'autre arrive comme une trompette.
Avec son panier de mots et de rires clochettes.
Elle en sort un pain de mie pour mes mies graines.
La mère, la muse, la guerrière.
L'une est comme une soeur, une tante pour mes enfants.
Je fais partie des meubles dit elle
( Un meuble qui aurait beaucoup déménagé 🙂)
C'est une femme sauvage, chantante comme une clarinette dedans sa chaumière.
Elle entre avec des roses.
Je suis la petite fille devant son gâteau.
Je suis l'épouse déchue.
La mère aimante.
La guerrière fragile.
La muse de la lune.
La guérisseuse des étoiles.
L'amante perdue.
L'amoureuse sans aucun doute.
Fragiles, le verre à la main, nous trinquons.
Nous sommes femmes, fécondes, spirituelles, aimantes, seules et habitées.
Nous sommes des mondes, des livres, des histoires de Shéhérazade, des caresses, des silences. Nous sommes des cadeaux précieux.
Peinture: Martine Chambon

Déménagement 2

Rue de la Chèvrerie : livres, cds, vinyls d'occasions.
L'ami qui tient la boutique est heureux que nous soyons de nouveau voisins.
Alors, et patati, patata…t'as le moral toi, avec tout ce qui se passe !
Ah. Il se passe quoi au juste ?
La guerre en Ukraine, l'inflation, le prix du carburant, de l'énergie !
Ah oui ! Ben, oui, je vais à la pompe comme les autres, je paye mes factures et les Ukrainiens, je travaille avec…et ?
Ça te fout pas le moral à zéro ?
Comment te dire….
Je n'écoute plus, ni ne lis les infos. J'ai demandé à mon entourage de me prévenir des nouvelles qu'ils jugent importantes, pour mon job et les gros évènements bien entendu. Mais chaque jour, entendre les crimes, la bêtise, les catastrophes, l'injustice, le vol, les persécutions,la tristesse, le malheur des uns, des autres, l'horreur, le génocide des peuples, les femmes lapidées, les enfants meurtris…à quoi bon ? À part me mettre le moral à ras de terre ou en rajouter une couche sur mes épaules ?

Je me souviens de cette personne migrante, croisée dans ma rue, qui après les attentats de Charlie, était devenue tétanisée de peur, anxieuse car elle regardait BFM en boucle.
Ma voisine me faisant un procès pour que je tonde ma pelouse car elle avait regardé les incendies à la télé toute la semaine.

Bon, hier, j'étais un peu penaude lorsque ma rebouteuse/ masseuse préférée m'a raconté qu'elle partait en Floride- là où ça n'avait pas été touché ! - Touché par quoi ? Ouf elle continue ( sûrement qu'elle a vu mon oeil hagard)- par l'ouragan - Ok, un ouragan en
Floride…

A quoi celà va t'il me servir de savoir tous les pets de travers de la terre ?
Donnez moi des bonnes nouvelles ! Parlez moi des gestes fraternels, de beauté, d'accomplissement, de personnes qui guérissent, se relèvent !

Je sors de la librairie, je descends tout juste de la bascule, je pèse mes 80kg, je t'a….non, celle là a déjà été écrite…je me dirige vers la mairie. Un mariage. Des gens tirés à quatre épingles, ils sourient, heureux, ils sont magnifiques. Je remonte chez moi. Le sorbier balance ses grosses graines rouges et les pigeons picorent.
La cathédrale et la vierge, immuables, surplombent les toits sous le ciel gris plomb.
Dommage, il y a quelques antennes qui parasitent ma vision.

VLM

Happy-Noo

Il était une fois, un petit happy-noo.
Au milieu des autres lapins en peluche, en plastique, les doudous, les moelleux, même le lapin lumineux qui faisait des yeux d'ange, il avait été choisi, lui.
Et happy-noo avait la vie rêvée de tous les lapins jouets, il était aimé, chouchouté. On le baladait en poussette, personne ne devait lui faire du mal et il vivait des aventures singulières que les autres lapins n'imaginaient même pas. Pourtant, ce n'était pas le plus joli des lapins, ni le plus doux, ni, sans doute, le plus malin. Mais ça, on n'en savait rien.
Aujourd'hui était un grand jour. On lui avait trouvé sa maison : l'ancien creux de la boîte aux lettres du voisin. Et là, devant nos yeux ébahis, devant happy-noo, nous avons tous souris.
VLM

Déménagement

Je marche dans la rue et j'ai la banane. Il y a 3 gars musclés qui montent et descendent mes escaliers. Je leur dis : ça ici, ça là. Je me sens reine.
Je croise des personnes parlant de leur vie au téléphone. " Et tu m'as fait ci, et tu m'as fait ça...".
Ah ! Les relations humaines ! Je n'en suis pas exempte, mais là, je suis sur ma petite bulle.
Prendre le temps d'apprivoiser un lieu.
Lorsqu'on visite un appartement, il y a pleins de choses incontrôlables. Les pas du voisin de dessus qui font grincer le plancher. Les bruits du dehors. L'énergie du lieu. L'arrivée du camion poubelle juste sous vos fenêtres à 5h ( je me réjouissais d'avoir les poubelles juste devant ! 🙄😃).
Se retrouver devant son chauffe eau et comprendre ébahie qu'il faut télécharger une application pour le faire fonctionner. Par manque de données mobiles, mettre une heure pour entrer l'appli pour finalement comprendre que le chauffe eau n'est pas du tout en état de marche.
Adieu le rêve de la bonne douche chaude ! 🫤
Trouver extra d'appuyer sur Call pour faire monter la copine tisane du soir. On aurait préféré la bière, mais les courses, c'est demain

Je suis graine
pousse
plante
un rien peu me dévaster

Aujourd'hui
je prends un peu de ce soleil d'hiver
et je me réchauffe avec.

Ma tige est bien ancrée à ma branche.
Je suis là
et la lumière me transperce.
VLM

Photo: Véronique Le Milan

Graine